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En Suède, autorisation pour un projet de stockage géologique des déchets radioactifs



Creative Commons - Pixabay

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Prendre en charge ses déchets radioactifs est une nécessité de toute stratégie nucléaire. Raison pour laquelle l’observation des décisions des pays qui disposent de centrales de ce type est toujours intéressante. « En janvier dernier, le gouvernement suédois a donné son feu vert pour la construction d’un stockage géologique des combustibles usés à Forsmark, dans la municipalité d’Östhammar. Le début de l’exploitation est prévu à l’horizon 2030/2035. Le projet de stockage géologique suédois est porté par l’entreprise en charge de la gestion des déchets radioactifs, SKB (Swedish nuclear fuel and waste management company), détenue conjointement par les exploitants nucléaires du pays. Il est prévu pour accueillir les déchets hautement radioactifs des trois centrales nucléaires suédoises, à Forsmark, dans la municipalité d’Östhammar (nord de Stockholm). Un lieu où se situe également l’une des centrales et un centre de stockage pour les déchets de faible et moyenne activité à vie courte » nous apprend ainsi un communiqué de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA).

 

L’administration chargé de ces déchets pour la France relaye cette décision suédoise pour le comparer aux choix qui sont faits par notre pays : « À l’inverse de la France et comme son voisin finlandais, la Suède ne retraite pas le combustible nucléaire usé. Le stockage géologique a donc pour vocation d’accueillir ces combustibles usés qui seront conditionnés dans des conteneurs en cuivre avant d’être stockés dans l’installation située à environ 500 mètres de profondeur, dans une roche granitique. La construction, le fonctionnement et la fermeture du stockage géologique s’étaleront sur environ 70 années. Dans l’attente du début de l’exploitation, prévu à l’horizon 2030/2035, les combustibles usés sont entreposés par SKB à Oskarshamn, dans le sud du pays. »

 

Dans l’hexagone, précise le texte, « le combustible nucléaire usé est retraité afin de séparer les matières valorisables (plutonium, uranium) des résidus ultimes qui constituent les déchets radioactifs de haute activité (HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL). Ces déchets sont incorporés à une pâte de verre en fusion qui est coulée dans un colis en inox (HA) ou conditionnés dans des colis métalliques ou en béton (MA-VL). Si le projet Cigéo est autorisé, Ils seront stockés à 500 mètres de profondeur dans une couche argileuse, à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne. Avant que la France retienne l’argile pour implanter son stockage géologique, l’Andra a également étudié l’intérêt des roches granitiques en s’appuyant largement sur la Suède et en participant aux expérimentations menées par SKB dans le laboratoires souterrain d’Äspö. »

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