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Entre déni et réalisme l’OTAN fait le point sur la situation en Afghanistan


Creative Commons - Pixabay

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Tout est une question d’échelle. Si l’on fait le bilan des opérations logistiques des dernières semaines on peut se féliciter d’une mobilisation internationale. Mais si l’on lève la tête et que ce sont les vingt dernières années qui sont observées, la conclusion est bien différente. Lors de la dernière réunion de l’OTAN, c’est sur la ligne de crête de ces deux positions que les échanges se sont tenus. « Ce lundi (30 août 2021), au cours d’une réunion à distance des ministres des Affaires étrangères du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, États-Unis), auquel s’étaient joints la Turquie, le Qatar et l’Union européenne, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’évacuation de plus de 100 000 personnes d’Afghanistan avait été une opération historique exécutée dans un climat de tension extrême. Remerciant les Alliés et le Qatar pour leurs efforts, M. Stoltenberg a indiqué que l’OTAN avait joué un rôle dans la coordination des évacuations et dans l’exploitation de l’aéroport de Kaboul, et il a souligné la nécessité d’offrir aux personnes restées en Afghanistan qui ont travaillé pour l’OTAN ou qui sont en danger la possibilité de quitter le pays en toute sécurité » résume le communiqué de l’organisation.

 

Plutôt que de parler des échecs cuisants que cette crise afghane a mis à jour, l’OTAN a cherché à se projeter dans l’avenir. Comme si celui-ci n’était pas tout à fait incertain. « Se tournant vers l’avenir, M. Stoltenberg a affirmé qu’il était important que les progrès engrangés en Afghanistan dans la lutte contre le terrorisme soient préservés. Il a rappelé que la mission de l’OTAN avait toujours été de faire en sorte que l’Afghanistan ne soit pas un sanctuaire pour le terrorisme international. Il a fait observer que Al-Qaida avait subi des revers et qu’aucun attentat terroriste organisé depuis l’Afghanistan n’avait frappé les Alliés depuis le 11-Septembre. Conscient que la menace terroriste pourrait resurgir, le secrétaire général a estimé, en accord avec les ministres, que les talibans auraient à répondre des engagements qu’ils ont pris au sujet du terrorisme, et il a ajouté que les Alliés devaient être prêts à continuer de se battre contre les groupes terroristes». 

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