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[Entreprise à mission] Alenvi veut révolutionner le secteur de l'aide aux personnes âgées

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Publié le 31 mars 2021

ENTREPRISES RESPONSABLES

À l’heure de la pandémie, les métiers du soin sont en première ligne. Mais ces professions sont difficiles et sous-valorisées. Depuis cinq ans, Alenvi s’attache à donner toutes ses lettres de noblesse aux auxiliaires de vie, qui s’occupent des personnes âgées à domicile. Après l’éducation et l’assurance, le troisième volet de notre série sur les entreprises à mission se focalise sur le secteur de la santé.  

“Humaniser l’accompagnement des personnes qui ont besoin d’aide ou de soin, en valorisant les professionnels et en réconciliant les enjeux humains et économiques du secteur”. C’est l’ambition et la raison d’être d’Alenvi, une startup à mission qui veut révolutionner son secteur. Le pari est de taille. L’aide aux personnes dépendantes est aussi indispensable que sous-valorisé avec des rémunérations basses, un management infantilisant, un temps partiel souvent subi et un manque criant de reconnaissance.

Trois anciens camarades d’HEC Guillaume Desnoes, Thibault de Saint Blancard et Clément Saint Olive, ont monté Alenvi en 2016. Leur crédo : donner plus d’autonomie et de responsabilité aux auxiliaires “d’envie”. Organisés en équipes de six à huit, ils gèrent ensemble leur planning, les relations avec les familles, les liens avec les professionnels médico-sociaux et le recrutement de leurs pairs. “Cela contribue à notre bien-être et à celui des bénéficiaires”, assure Lou, auxiliaire de vie. Tous en CDI, ils sont aussi mieux rémunérés que leurs pairs. Dans le même temps, les bénéficiaires les plus modestes ont accès à des tarifs plus bas.

En 2020, Alenvi s’est engagée formellement en tant que société à mission. “Cela s’inscrivait dans notre façon de penser le changement. Pour nous, il faut réunir trois dimensions : un management qui met l’humain au cœur, une gouvernance qui permet d’avoir le meilleur cadre juridique pour assurer l’objectif de l’entreprise et la recherche d’impact positif, mesurée par des indicateurs“, souligne Guillaume Desnoes.

Favoriser l’innovation

Pour l’entrepreneur, le cadre de la société à mission amène l’innovation et des façons de penser différemment. “Ce cadre nous permet d’abandonner une certaine forme de rationalité au profit de la recherche de sens et de cohérence“, souligne Guillaume Desnoes. Pour Alenvi, cela s’est matérialisé à plusieurs niveaux. Dans la stratégie d’abord : “très vite, et en opposition complète avec le manuel du parfait entrepreneur, nous avons décidé de nous diversifier en mettant en place des formations destinées à aider les structures d’aide à domicile et établissements médico-sociaux à réconcilier leurs enjeux humains et économiques”, relate Guillaume Desnoes. Avec raison puisque l’activité tire aujourd’hui la croissance de l’entreprise.

C’est aussi pour rester aligné avec sa mission qu’Alenvi a abandonné ses pratiques marketing traditionnelles pour s’orienter vers le plaidoyer. Des actions publiques sont menées pour porter la voix encore trop peu audible du secteur auprès des pouvoirs publics. En mai dernier, en pleine crise du Covid, Alenvi a ainsi mené avec plusieurs auxiliaires et dirigeants de structures d’aide à domicile l’initiative “Nous auxiliaires”, qui formulait quatre propositions pour valoriser le métier.

L’une d’entre elles porte justement sur la société à mission. “Pourquoi ne pas contraindre les sociétés privées qui interviennent dans certains secteurs comme la santé ou le grand âge à devenir sociétés à mission, comme cela a été proposé par le rapport Ruffin-Bonnell sur les métiers du lien ? L’accompagnement des personnes âgées est un ‘commun’ dont nous sommes tous parties prenantes…“, propose Guillaume Desnoes.

Béatrice Héraud, @beatriceheraud 

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