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Épargne salariale : les petites entreprises en recherche d’accompagnement

L’épargne salariale ? Un bas de laine que les salariés peuvent se constituer au sein de leur entreprise, grâce aux mécanismes de l’intéressement et de la participation. Les petites et très petites entreprises (PE-TPE) ont globalement assimilé le principe. Mais si neuf dirigeants sur dix savent de quoi il retourne, ils n’en maîtrisent pas pour autant tous les dispositifs dans le détail. C’est ce que révèle une étude* Qualimétrie pour Epsens, acteur en épargne salariale issu de l’économie sociale, publiée le 16 novembre.

Les « non-pratiquants » se disent surtout freinés par le manque d’information (72 %). Ils pensent également que la mise en place d’un tel dispositif nécessite un engagement sur la durée (41 %), que l’épargne salariale n’est pas adaptée à la taille de leur entreprise (38 %), ou que le coût est trop onéreux (37 %). Des idées reçues qui n’ont plus cours chez les dirigeants proposant de l’épargne salariale à leurs collaborateurs, précise Epsens.

Un cadre réglementaire complexe

Les responsables interrogés sont en tout cas 59 % à voir dans ce système d’épargne collectif un moyen de fidéliser et de motiver les salariés. Ils sont autant à citer les avantages fiscaux et sociaux de ce mécanisme au bénéfice de l’entreprise.

Dans les entreprises ayant déjà mis en place de l’épargne salariale (voir encadré ci-dessous), le sujet est même perçu comme prioritaire pour les trois quarts des dirigeants. Il s’agit d’ailleurs du premier moyen de motivation et de fidélisation de leurs salariés pour 51 % d’entre eux, tout en restant complémentaire des primes individuelles (46 %).

Cependant, même parmi les « convertis », le cadre réglementaire de l’épargne salariale est jugé complexe (40 %). Certains ont des difficultés à « s’y retrouver » entre les différents dispositifs (35 %) et peinent à assurer la communication auprès des salariés (33 %).

Besoin de simulateurs

Quel que soit leur profil, les dirigeants de PE-TPE interrogés expriment un besoin d’accompagnement dans la mise en place et la vie du dispositif. Avec le souhait d’avoir un interlocuteur dédié (43 %) et de pouvoir accéder à des simulateurs (43 % également). Dans 50 % des cas, l’accompagnement et la proximité de leur interlocuteur se sont avérés des critères déterminants dans le choix du partenaire d’épargne salariale.

Enfin, l’étude met en lumière une méconnaissance des placements socialement responsables. 72 % des répondants ignorent qu’il est possible d’investir dans ce type de fonds. Mais beaucoup montrent une appétence pour le sujet. 61 % des dirigeants déclarent en effet être intéressés par le soutien à l’économie locale. L’environnement et les projets sociaux recueillent, respectivement 56 % et 55 % d’avis favorables.

Dans son étude, Epsens distingue les entreprises ayant mis en place de l’épargne salariale – elles sont 27 % –, celles qui n’en proposent pas (56 %), et les start-up (17 %). Parmi ces dernières, seules 15 % ont déployé un dispositif d’épargne salariale.
Selon une étude de la Dares publiée en décembre 2020, 14,2 % des salariés des entreprises de 1 à 9 salariés étaient, en 2018, couverts par au moins un dispositif : intéressement, participation, plan d’épargne entreprise (PEE), Perco (pour la retraite). Le taux grimpe à 17,6 % dans les entreprises de 10 à 49 salariés, à 45,8 % dans celles de 50 à 99 salariés. Il atteint 68,5 % dans les structures de 100 à 249 salariés.

*Enquête réalisée auprès de 155 dirigeants ou directeurs de PE-TPE françaises du 6 septembre au 8 octobre 2021.

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