fbpx

Eramet appelle l’Europe à être plus souveraine et propre en matière de minéraux stratégiques

https://www.novethic.fr/fileadmin/Marquage-d-une-piece-a-chaud-metaux-Eramet-Eramet.jpg

Publié le 28 avril 2021

C’est une guerre froide mondiale qu’est celle du contrôle de la production des minéraux et de leur transformation. Celle-ci est alimentée par l’engouement mondial pour les batteries électriques. Dans ce contexte, la patronne du premier groupe minier français Eramet a mis en garde contre un risque de “double dépendance” de l’Europe vis-à-vis de la Chine. Elle appelle aussi à favoriser les technologies responsables et propres.

L’Europe doit faire attention de ne pas se retrouver avec une double dépendance chinoise : à la fois sur l’extraction et sur le raffinage” des métaux comme le cobalt, le nickel ou le lithium, utilisés dans la fabrication des batteries électriques, a déclaré Christel Bories, PDG d’Eramet sur BFM Business. “La batterie d’un véhicule électrique, c’est 40 % de la valeur du véhicule”, explique la dirigeante.

L’Europe semble se réveiller du côté des Batteries. Volkswagen vient d’annoncer la création de six usines de batteries d’ici 2030. L’américain Tesla a déjà commencé la construction de sa propre “gigafactory” en Allemagne. General Motors et le sud-coréen LG viennent aussi d’annoncer le 16 avril vouloir investir 2,3 milliards de dollars dans une usine de cellules de batteries électriques d’ici 2023 sur le continent.

“On parle de gigafactory, mais d’où vont venir les matières premières ?” a réagi la patronne d’Eramet, en rappelant qu’il n’y avait “quasiment plus d’acteurs miniers en Europe”. En France, l’Etat “considère Eramet comme un actif stratégique“. Elle appelle Bruxelles à “faire de la géopolitique, c’est-à-dire ce qu’on appelle de la diplomatie économique pour se lier à des pays qui ont ces richesses-là“. “La Chine fait cela extrêmement bien de façon efficace depuis de nombreuses années et donc a mis la main sur beaucoup de ressources“, juge Christel Bories.

Du lithium plus propre

Mais la production doit aussi être “responsable” : “si vous faites des véhicules électriques qui vont réduire votre empreinte carbone, mais que pour les produire, les métaux que vous utilisez sont produits dans de mauvaises conditions environnementales, en y mettant beaucoup de carbone, et en ne respectant pas les droits humains, vous ne gagnez rien“, a-t-elle averti.

Pour le lithium en particulier, Eramet juge que ses technologies d’extraction sont beaucoup plus “propres” pour l’environnement que les techniques traditionnelles de valorisation basées sur l’évaporation, qui pompent et assèchent des vallées entières en Argentine, en Bolivie ou au Chili. Le groupe a déposé une douzaine de brevets sur le sujet, notamment celui d’un granulé extrudé qui “attire” le lithium et permet son extraction directe, mais pour l’instant son gisement en Argentine a été “mis sous cocon” durant la pandémie.

Ludovic Dupin avec AFP

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article

|

Partagez cet article :

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur telegram
Partager sur pinterest
Partager sur email

Soyez-les premiers à diviser les accidents par 2 en 24 mois

Jours
Heures
Minutes
Secondes

Les dernières publications :