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Europe et relance post covid : l’art du CESE d’enfoncer des portes ouvertes


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Est-ce que le Comité économique et social européen (CESE) pense que l’on a attendu sa contribution avant de lancer les programmes de relances post Covid ? Ce qui est certain, c’est que l’institution française est devenue spécialiste dans l’art de lister les lieux communs. « Pour l’avenir le plus proche, les priorités que l’Union européenne se devra de continuer à placer au premier rang de son action en matière économique consisteront obligatoirement à placer son économie sur la bonne trajectoire pour assurer une transition, une croissance et des emplois durables, ainsi qu’à apporter la prospérité à la population, aux organisations et aux entreprises européennes: tel est le message qui sous-tend la Résolution sur la contribution du CESE au programme de travail de la Commission européenne pour 2022 que le Comité a adoptée lors de sa session plénière de juin » commence le communiqué du CESE. 

 

La chambre est fière d’annoncer qu’une résolution a été adoptée pour « contribuer » au programme de travail de la Commission de l’année prochaine. A lire les grandes lignes de ce programme, nous ne pouvons qu’être rassurés de savoir que la Commission n’y découvrira rien : « Ce texte pose que la «reprise» et la «reconstruction» devraient constituer les deux mots d’ordre au sortir de la pandémie et qu’il y a lieu de s’appuyer tout à la fois sur les investissements et sur les réformes pour surmonter de la crise économique et sociale, en renforçant la résilience de l’Europe face aux chocs futurs, sur la base d’une croissance inclusive et durable, du travail décent et de la justice sociale. Les grands piliers sur lesquels doit s’appuyer cette action consisteront à exploiter tout le potentiel du marché unique, réaliser les objectifs de développement durable (ODD), créer une économie circulaire, parvenir à la neutralité climatique au sein de l’Union d’ici à 2050 au plus tard et assurer en son sein la bonne gouvernance et la responsabilité démocratique ». L’assemblée française dont la raison d’être est régulièrement interrogée devra trouver mieux pour nous convaincre de son utilité. 

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