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Former les nouveaux acteurs de l’hydrogène

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La complexité et la superposition des réglementations applicables aux systèmes à hydrogène (ICPE, équipements sous pression, canalisations à risques, réglementation Atex…) rendent d’autant plus nécessaire cet accompagnement des nouveaux acteurs de la filière.

Changement d’échelle

Si, d’après Franz Lahaie, « la production de l’hydrogène par électrolyse, à l’échelle d’une petite unité de quelques MW, est relativement maîtrisée du point de vue de la sécurité, l’augmentation des puissances et du nombre d’électrolyseurs, va apporter de nouvelles problématiques. Ces “gigafactories”, ou usines à hydrogène, qui coexisteront avec de nombreuses autres installations potentiellement exposées à d’éventuels effets dominos, devront faire l’objet d’études de sécurité rigoureuses », prévient-il.

Idem pour le stockage et le transport de l’hydrogène. Des simulations et expérimentations permettent par exemple de caractériser les fuites, d’étudier leur dispersion avec différentes conditions de ventilation et de mettre en œuvre et tester des systèmes de détection et de mitigation appropriés. Et des recherches restent à mener, notamment sur le stockage sous forme liquide (cryogénique), sur le stockage massif de l’hydrogène dans le sous-sol, le déploiement de stations-service multi-carburants ou encore la sécurité des infrastructures qui accueilleront les moyens de transport à hydrogène.

Manque de sensibilisation des nouveaux acteurs

Dans cette course à l’hydrogène renouvelable ou bas-carbone, tout semble aller trop vite sans nécessairement mettre la sécurité au centre des réflexions. C’est le point de vue de Damien Roubineau, consultant expert CNPP.

« Ce qui m’inquiète le plus, c’est le manque de sensibilisation aux risques que l’on peut constater chez les nouveaux acteurs de la filière. La culture des risques industriels et plus particulièrement des risques liés à l’hydrogène ne fait pas nécessairement parti de l’ADN des start-up qui se lancent dans le secteur. Il ne s’agit pas de diaboliser l’hydrogène mais de prendre conscience de la spécificité de ce risque. À l’image de la mobilité GPL ou GNV, l’hydrogène requiert une attention particulière dans sa mise en œuvre et son utilisation. »

Une montée en puissance nécessaire

La question de la sécurité de l’hydrogène n’est pas nouvelle. Mais les mégaprojets prévus, l’arrivée de nombreux nouveaux acteurs et une utilisation décentralisée, dans de petites installations fixes ou mobiles, par de petites entreprises avec accès au grand public, nécessitent une montée en puissance de la gestion et de la prévention des risques. Une prise de conscience du risque et une sensibilisation générale semblent indispensables. Et ce avant qu’un accident majeur ne vienne remettre en question les avancées et progrès réalisés.

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