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Hausse des prix de l’énergie : Jean Castex annonce la mise en place d’un bouclier tarifaire

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Publié le 01 octobre 2021

Les prix du gaz grimpent en flèche, et par conséquent ceux de l’électricité sous l’effet des mécanismes automatiques d’ajustement des tarifs. Cette inflation mondiale a un effet très lourd sur le pouvoir d’achat des ménages. C’est pourquoi le gouvernement a décidé d’un “bouclier tarifaire” pour lisser l’impact de ces augmentations. L’Exécutif tient aussi à éviter la résurgence du mouvement des gilets jaunes.

Ce vendredi 1er octobre, les Français sont touchés par une très importante hausse du prix du gaz de 12,6 %, la plus importante depuis plusieurs années. Dans les mois qui viennent, ce sont les tarifs réglementés de l’électricité qui devraient suivre, tout comme les prix du carburant. Ces hausses proviennent de trois raisons : une reprise économique massive en France, une hausse des prix du CO2 sous l’effet des politiques climatiques, et une indexation des prix de l’électricité sur ceux du gaz (quand bien même la France en consomme peu).

Pour répondre à ces hausses, Jean Castex a annoncé que le gouvernement va “bloquer” le tarif réglementé du gaz jusqu’en avril 2022 et il limitera l’augmentation de celui de l’électricité à 4 % en février (contre une estimation prévue de 12 %), afin de constituer un “bouclier tarifaire”. Et si ces mesures de modération ne suffisaient pas, le Premier ministre a assuré sur TF1 que le chèque énergie serait encore revalorisé, après un coup de pouce de 100 euros déjà consenti pour 5,8 millions de bénéficiaires au mois de décembre.

Une “bosse” à gérer

Depuis le début de l’année, les prix du gaz ont déjà crû de 57 %. Face à cette situation, “il n’y aura plus d’augmentation du prix du gaz“. Il estime que “le prix du gaz devrait dégringoler” à partir d’avril prochain. “Donc nous avons à gérer une bosse” jusqu’au printemps 2022, a observé le Premier ministre qui promet “d’accompagner” les distributeurs. La chute habituelle et attendue des prix du gaz au printemps, après la saison du chauffage, sera ensuite répercutée seulement en partie sur les consommateurs, afin de récupérer les sommes que les opérateurs auront payées en plus pendant l’hiver sans pouvoir les facturer aux consommateurs : c’est ce que le gouvernement appelle un “lissage” des prix.

Il n’y aura en revanche pas d’aide face à l’augmentation du prix de l’essence : “on n’est pas dans l’explosion“, a justifié Jean Castex, en estimant que les tarifs revenaient en réalité “à des niveaux d’avant crise“. Ce qui n’empêche pas le gouvernement de rester “extrêmement attentif” sur ce point, ajoute-t-il. Il ne faut en effet pas oublier que c’est une augmentation rapide des tarifs des carburants en 2018 qui avait donné naissance au mouvement des gilets jaunes.

Ludovic Dupin avec AFP

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