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“I am Greta” : un documentaire sur le parcours de la militante écologiste au cinéma

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Publié le 02 octobre 2021

ENVIRONNEMENT

Le documentaire sur le parcours hors du commun de Greta Thunberg, “I am Greta“, est sorti au cinéma le 29 septembre. Il retrace l’ascension fulgurante de la jeune militante pour le climat qui a lancé les grèves de l’école en 2018 et documente l’envers du décor : les espoirs, les angoisses et les déceptions. Le long-métrage s’achève sur la mobilisation inédite de septembre 2019, qui avait rassemblé quatre millions de personnes. Un mouvement qui deux ans plus tard, après la pandémie, peine à rebondir.

J’aurais aimé ne jamais avoir à faire tout ça. Je voudrais retrouver mon quotidien, ma routine, mes chiens. Je n’ai pas de répit […]. Mais c’est une si grande responsabilité.” Sur le voilier qui l’emmène jusqu’à New York pour le Sommet des Nations-Unies sur l’action climatique, en septembre 2019, la militante écologiste Greta Thunberg s’effondre en larmes alors qu’elle enregistre son journal de bord sur son téléphone portable. Refusant de prendre l’avion pour limiter ses émissions de CO2, elle traversera l’Atlantique pendant deux semaines pour se rendre à l’évènement. 

Le documentaire “I am Greta“, en salles depuis le 29 septembre, retrace le parcours de la jeune militante devenue icône planétaire : depuis sa première grève pour le climat, à tout juste 15 ans, devant le parlement suédois en 2018, jusqu’à l’émergence du mouvement mondial des jeunes pour le climat. Discours à l’ONU, intervention à la COP24 de Katowice en Pologne, participation aux marches pour le climat du monde entier… le réalisateur suédois Nathan Grossman documente l’envers du décor, des moments d’euphories aux instants de doute, mais aussi les pleurs et les angoisses de la jeune fille, atteinte du syndrome d’Asperger. Sans oublier l’inquiétude de l’entourage, dont le père, Sven, qui accompagne sa fille et doit la contraindre à manger, à gérer l’afflux des journalistes au quotidien et les menaces de mort.

Un appel à l’action face aux “mots creux”

Tout au long du long-métrage, Nathan Grossman joue sur les décalages : les images de catastrophes naturelles sur fond de discours climatosceptiques, le visage grave de Greta Thunberg face aux sourires des dirigeants qui l’accueillent, le mutisme de la militante face aux longs discours des politiques, l’action face aux “mots creux“. “Ils disent tous : c’est génial que tu sois là, mais ils ne font rien” se désole la jeune femme, qui s’interroge parfois sur l’utilité même de sa présence. Dans une scène déroutante à la Commission européenne, Jean-Claude Juncker répond à l’appel à l’action de l’activiste en plaidant pour une harmonisation du système des chasses d’eau en Europe.

Le documentaire s’achève sur le succès sans précèdent de la grève pour le climat de septembre 2019, qui a rassemblé plus de quatre millions de personnes à travers le monde. Une prouesse, qui deux ans plus tard, laisse songeur : la pandémie de Covid-19 et les confinements ont essoufflé le mouvement qui peine à retrouver son envergure passée. 

La veille de la sortie du documentaire, Greta Thunberg dénonçait une fois de plus lors du Sommet des jeunes pour le climat à Milan, organisé en amont de la pré-COP26, dernière étape préparatoire avant la réunion de l’ONU début novembre, le “blabla” sur le climat depuis trente ans de “nos soi-disant dirigeants” . Mais force est de constater que cette fois-ci, la diatribe est passée presque inaperçue. “Nous continuerons jusqu’à ce qu’on nous entende” affirme Greta Thunberg dans le documentaire. Le mouvement des jeunes pour le climat organise une nouvelle grève mondiale le 22 octobre. 

Pauline Fricot, @PaulineFricot 

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