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Impact de la pollution de l’air sur la mortalité : l’Ineris contribue à l’étude de Santé Publique France – Focus sur l’effet du confinement

L’OCDE estime qu’à l’échelle mondiale, la pollution de l’air pourrait causer entre 6 et 9 millions de décès prématurés et coûter 1 % du PIB d’ici 2060. En Europe, cela représenterait aujourd’hui 400 000 décès par an. Le confinement de la population, décrété en mars 2020 en réponse à l’épidémie de Covid-19, a eu un effet notable sur la qualité de l’air. Les restrictions imposées ont réduit l’activité économique, et ont conduit à une forte diminution des émissions de polluants atmosphériques, provenant notamment du trafic routier et des industries, et donc potentiellement à une réduction de l’impact de la pollution atmosphérique sur la mortalité.

Pour mieux connaitre cet effet, Santé Publique France a mené une évaluation quantitative d’impact sur la santé (EQIS) couvrant la première période de confinement au printemps 2020. Ce travail a pour objectif de contribuer à quantifier les impacts sanitaires, que l’on peut attendre de réductions drastiques des émissions liées aux activités humaines.

Dans le cadre de cette étude, l’Ineris a évalué l’effet du confinement sur la pollution de l’air avec un focus principal sur deux polluants : le dioxyde d’azote (NO2, dont la source est principalement le trafic routier) et les particules fines (PM10 et PM2,5, dont les sources sont multiples). Du fait des fortes restrictions portant sur les déplacements urbains, des diminutions importantes et rapides des concentrations de NO2 ont été identifiées. La baisse a été plus modérée et progressive pour les particules (PM10 et PM2,5), puisque certaines sources d’émission n’ont pas ou peu été impactées par le confinement, telles que le chauffage (les premiers jours de confinement ayant été froids), ou les épandages agricoles printaniers.

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