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[Infographie] Les catastrophes naturelles ont été multipliées par cinq depuis 1970

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Publié le 30 septembre 2021

INFOGRAPHIES & VIDÉOS

Entre 1970 et 2019, environ 11 000 catastrophes d’origine climatiques, météorologiques et hydrologiques ont été recensées par l’Organisation Météorologique Mondiale . Leur fréquence a considérablement augmenté tout au long de la période, et les pertes économiques associées ont été multipliées par sept. En revanche, grâce à une amélioration des systèmes d’alerte et de prévention, le nombre de victimes de ces aléas a progressivement diminué. Mais les pays sont inégalement préparés face aux désastres. 

La sonnette d’alarme est tirée. Depuis 1970, le nombre de catastrophes d’origine météorologiques, hydrologiques et climatiques a été multiplié par cinq en raison du réchauffement climatique. Sur l’ensemble de la période, un total 11 072 catastrophes ont été répertoriées, soit la moitié des catastrophes observées dans le monde, à l’origine de plus de deux millions de morts et 3,6 billions de dollars de pertes économiques.  Cela signifie en moyenne une catastrophe par jour depuis 50 ans, tuant 115 personnes et causant 202 millions de dollars de pertes quotidiennes.

Parmi les catastrophes les plus meurtrières, l’organisation pointe du doigt les sécheresses (650 000 morts), les tempêtes (577 232 morts), les inondations (58 700 morts) et les températures extrêmes (55 736 morts). Les phénomènes les plus coûteux ont été les tempêtes et les inondations, pour respectivement 521 milliards et 115 milliards de dollars. Les pertes économiques globales ont été multipliées par sept entre les années 1970 et les années 2010.

Infographie multiplication des catastrophe naturelles

Malgré une augmentation significative des catastrophes naturelles, l’Organisation météorologique souligne un déclin important du nombre global de décès. “Heureusement, parallèlement à ces sinistres statistiques nous pouvons communiquer un message d’espoir: l’amélioration des systèmes d’alerte précoce multidangers se traduit par une réduction considérable de la mortalité. Nous sommes simplement mieux armés que jamais pour épargner des vies“, a détaillé le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

Des inégalités marquées

Mais cette amélioration est encore largement inégale. 91 % des décès ont eu lieu dans les pays en développement, selon la classification des Nations-Unies. En cause notamment, des systèmes de prévention et d’alerte moins performants. “Seulement la moitié des 193 Membres de l’OMM disposent de systèmes d’alerte précoce multidangers et les réseaux d’observation météorologique et hydrologique souffrent de brèches en Afrique, dans certaines zones d’Amérique latine et dans les États insulaires du Pacifique et des Caraïbes” souligne l’OMM dans son communiqué, qui appelle à une meilleure coopération internationale.

l’un des risques est notamment de perdre le fruit de tous les efforts menés depuis des décennies pour lutter contre la pauvreté. “Si nous ne parvenons pas à diminuer les pertes dues aux catastrophes […] nous compromettons la capacité des pays en développement d’éradiquer la pauvreté et de réaliser d’autres objectifs de développement durable importants“, a alerté Mami Mizutori, représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe.

Pauline Fricot, @PaulineFricot 

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