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Inquiétudes sur la santé mentale des étudiants de médecine



Creative Commons - Pixabay

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Le tableau est sombre. On le sait, les conditions de travail des professionnels de médecine sont difficiles. Mais alors que l’on aurait pu croire que c’étaient les années accumulées qui posaient problème, une étude de deux intersyndicales d’internes et d’une association d’étudiants en médecines montre une réalité tout autre. « La santé mentale des étudiants et des internes en médecine s’est dégradée depuis quatre ans : en période de stage, deux tiers d’entre eux ont fait un burn-out, un quart ont subi un épisode dépressif caractérisé, un cinquième ont eu des idées suicidaires, un quart ont subi du harcèlement sexuel, et autant une humiliation. Ces résultats inquiétants sont tirés d’une enquête rendue publique par deux intersyndicales d’internes (l’ISNI et l’Isnar-IMG) et par l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) mercredi 27 octobre, lors d’un colloque à l’Assemblée nationale, à l’invitation des députés La République en marche (LRM) Thomas Mesnier (Charente) et Stéphanie Rist (Loiret) – tous deux médecins – et Anne Brugnera (Rhône) » relève Le Monde.

Le bilan est alarmant, d’autant qu’il montre une dégradation significative de la situation en quelques années : « Il y a quatre ans, ces mêmes organisations avaient publié la toute première étude sur la santé mentale des jeunes médecins, qui n’incluait pas encore le burn-out et l’exposition aux violences sexuelles et sexistes. Concernant les symptômes anxieux (75 %) et dépressifs (39 %) en 2021, les indicateurs sont en hausse d’une dizaine de points par rapport à 2017, selon cette enquête menée entre mai et juin 2021 auprès de 11 800 étudiants, dont une majorité d’externes et d’internes. »

Les autorités sanitaires, ARS, hôpitaux et ministère, affirment avoir pris le problème à bras le corps avec des systèmes d’alerte, de surveillance et de sanctions en cas de déviances de l’encadrement. « Selon les organisations étudiantes, les internes travaillent en moyenne 58,4 heures par semaine, soit dix heures de plus que le maximum légal de 48 heures fixé par l’Union européenne et par un décret de 2015 concernant les internes, resté lettre morte. Après un recours déposé par l’ISNI en novembre 2020, le Conseil d’Etat a mis en demeure, en avril, le ministre de la santé et le premier ministre de produire des explications. La procédure reste en cours, mais Olivier Véran a promis de publier « d’ici quinze jours » les résultats d’une enquête sur le temps de travail des internes. « Il y aura des sanctions financières », a assuré le ministre de la santé en conclusion du colloque » poursuit le quotidien. Démontrant une fois de plus les impasses d’un secteur où le manque de personnel est la source de tous les maux.

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