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Jardins d'Aubervilliers : le projet en sursis après la suspension du permis de construire de la piscine olympique

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Publié le 21 septembre 2021

ENVIRONNEMENT

C’est une première victoire pour les défenseurs des jardins d’Aubervilliers. La justice vient de suspendre la construction de la piscine d’entraînement qui servira notamment pour les JO 2024, deux semaines après l’évacuation des “jadistes” de la zone. Si cette décision ne signe pas l’arrêt de mort du projet de centre aquatique, le retard pris dans les travaux pourrait faire reculer certains investisseurs. 

C’est un sursis que viennent d’obtenir les militants qui défendent les jardins ouvriers d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). La Cour administrative d’appel de Paris a en effet suspendu, le 20 septembre, le permis de construire d’une piscine qui servira de bassin d’entraînement pour les Jeux olympiques de Paris-2024 et qui implique la destruction de jardins ouvriers. “L’exécution de la présente ordonnance, qui suspend le permis de construire litigieux, implique nécessairement, comme le soutiennent à bon droit les requérants, qu’il soit immédiatement mis fin aux travaux déjà entrepris”, selon l’arrêt de la cour consulté par l’AFP.

La juridiction a jugé qu’il existait des “doutes sérieux sur la légalité” de ce permis, déposé de façon irrégulière par Karine Franclet, la maire UDI d’Aubervilliers, et délivré sans respecter certaines règles en matière d’urbanisme, notamment la compensation des arbres abattus, précise la décision. 67 arbres devraient être abattus et seulement 47 replantés. Dans son entièreté, le projet prévoit que 4000m2 des jardins ouvriers situés au pied du fort d’Aubervilliers, qui ont vu le jour en 1935, soient amputés pour la construction d’un nouveau centre aquatique. 

Un retard de calendrier 

Trois jardiniers et deux associations de défense de l’environnement sont à l’initiative de cette procédure d’urgence. Mais les parcelles concernées par les travaux ont déjà été détruites. Début septembre, les forces de l’ordre ont pénétré sur les lieux occupés par les jadistes (jardins à défendre, en référence aux zadistes) et ont démoli à coups de pelleteuse les cabanes des occupants. Et malgré la décision de la Cour administrative d’appel de Paris, les jadistes affirment que l’excavation des jardins continuait quelques heures après la décision de justice.

La suspension des travaux ne signe pas l’arrêt de mort du projet. La Cour administrative d’appel de Paris avait par exemple déjà interrompu en avril les travaux du village des médias, autre projet phare des JO en Seine-Saint-Denis. Mais trois mois plus tard, après l’étude du dossier au fond, elle avait fait machine arrière, autorisant la reprise du chantier. Reste que le retard pris pour les travaux d’installation de la piscine pourrait avoir de très lourdes conséquences. Si la piscine d’entraînement n’est pas prête pour les JO 2024, se posera la question des financements. En attendant, la Solideo, la société chargée de livrer les ouvrages pour les JO-2024, a annoncé se pourvoir en cassation. “On va engager des actions point par point pour résorber chaque problématique posée par le juge“, a déclaré Karine Franclet auprès de l’AFP. 

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

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