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Julie Ranty (VivaTech) : “Avec le Web3, nous sommes à un tournant”

vivatech2022

“The future is back”. C’est par ces mots que Pierre Louette, PDG du Groupe Les Echos Le Parisien, a présenté la sixième édition du salon Viva Technology. Celui-ci se tiendra du 15 au 18 juin prochain à Porte de Versailles, à Paris. En 2019, 124.000 personnes avaient pris leur billet pour VivaTech, l’organisation en espère autant cette année. Mais VivaTech 2022 sera aussi hybride pour s’adapter au “nouveau monde” post pandémie (après une édition 2020 annulée et une 5e édition bridée par les jauges). L’ensemble des conférences seront donc diffusées en ligne (et disponibles en replay jusqu’en décembre prochain). Nouveauté 2022 : la diffusion de ces contenus sera gratuite et ouverte à tout le monde.

Quelque 1200 start-ups sont attendues cette année. Trois journées seront dédiées aux professionnels et le salon sera ouvert au grand public le samedi. Parmi les grandes thématiques abordées cette année, la mobilité, l’environnement, l’inclusivité numérique mais aussi le Web3. Des orateurs comme Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia, Catherine MacGregor, PDG de Engie, Bernard Arnault (LVMH) ou encore Sébastien Borget, CEO de The Sandbox sont d’ores et déjà annoncés. Pour en savoir plus sur cette nouvelle édition, nous avons échangé avec Julie Ranty, directrice générale de VivaTech.

WE DEMAIN : Quels sont les enjeux de VivaTech 2022 ?

Julie Ranty : Nous voulons tout d’abord retrouver tout l’enthousiasme, la participation, la dynamique et la mobilisation pré-Covid. Nous avons été coupés dans notre élan par la pandémie qui nous a forcé à annuler en 2020 et à organiser une édition “light” l’an passé. Nous avons aussi comme objectif de renforcer la dimension internationale de ce salon. Certes, cela se passe à Paris et nous valorisons l’écosystème français et européen mais nous avons une portée internationale. Et puis, bien-sûr, nous avons pour ambition de faire émerger des solutions innovantes et intéressantes. Des partenariats, des coalitions… dans nombre de domaines pour répondre aux principaux enjeux environnementaux et sociétaux actuels. Enfin, à VivaTech, nous voulons mettre l’accent sur le Web3. Le but est d’apporter un peu de pédagogie, de chiffres clés, de repères pour mieux comprendre cette vraie rupture technologie. On est à un tournant pour VivaTech mais aussi pour le monde de la tech en général. Mais il faut savoir par quel bout prendre ce sujet. Identifier les partenaires avec lesquels innover dans le Web3 et comprendre les opportunités qui peuvent exister.

Concrètement, comment allez-vous aborder le Web3 à VivaTech ?

Nous allons évidemment poser toutes les questions et interrogations actuelles quant au Web3, au metaverse, etc. Tout en étant très prudents et en nous appuyant sur des chiffres objectifs. On partira de ce qu’il est possible de faire aujourd’hui, de ce qu’il sera possible de faire demain. Quels sont les attentes et les usages des consommateurs. Comment cela peut créer de nouvelles opportunités business, que ce soit dans l’univers du divertissement, du luxe, du travail et de l’entreprise… On donnera surtout la parole à ceux qui font de la recherche sur le sujet depuis des années. Je parle bien entendu de Meta (Facebook) ou encore Microsoft, qui viendront nous partager leur regard là-dessus. Nous accueillerons aussi LVMH [qui a déjà son ambassadrice virtuelle dans le metaverse, NDLR] ou encore Sandbox, le premier acteur français du metaverse.

N’est-ce pas un peu prématuré de parler d’opportunité business pour un Web3 encore très fantasmé ?

Notre posture est la suivante : il y a cette rupture technologique qui arrive. On ne sait pas précisément quelle sera la taille du marché dans cinq ans. Des chiffres parlent de 700 milliards mais on n’a pas de boule de cristal donc prudence. Sur VivaTech, on veut montrer à quoi le Web3 pourrait ressembler et présenter les partenaires avec qui il est possible de lancer des pistes de développement. On ne va pas se lever un matin et le Web3 sera apparu. Les différents acteurs doivent tester par petites touches et voir comment ça répond du côté de leurs utilisateurs et de leurs usagers. Il faut essayer, agir de manière très start-up et voir ce que ça donne. Cela a beaucoup de vertus car on est sûr de ne pas passer à côté d’une révolution technologique. Et en même temps de ne pas surévaluer le potentiel d’un marché non plus.

L’environnement sera aussi au centre de cette 6e édition de VivaTech…

Oui, aussi bien dans les thématiques abordées que par les mesures mises en place dans l’organisation du salon pour avoir une empreinte écologique la plus faible possible. Parmi les 1200 start-ups qui participeront à VivaTech, entre 200 et 300 d’entre elles ont fait de l’environnement leur priorité. Et nous en avons invitées une vingtaine pour faire partie de notre “Low Carbon Park EDF”. Il mettra en avant des initiatives engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique et la transition énergétique. Dans le cadre du salon, nous allons également tout mettre en oeuvre pour émettre le moins possible de carbone, et le compenser le cas échéant. Nous reversons aussi 1 euro pour chaque ticket visiteur acheté à un programme de reforestation.

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