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La Bretagne lance sa filière de transport maritime à voile

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Publié le 20 novembre 2021

ENVIRONNEMENT

À l’abordage ! La Bretagne se lance à l’assaut d’une toute nouvelle filière : le transport maritime à voile. La région entend devenir pionnière en la matière. Un créneau prometteur, dans un contexte où le secteur du transport maritime s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2050. 150 entreprises bretonnes ont déjà répondu à l’appel.

Le jour était symbolique. À l’occasion du départ le 10 novembre du voilier-cargo Grain de Sail des quais de Saint-Malo pour New York, avec à bord, 10 000 bouteilles de vins bio, la région Bretagne a annoncé le lancement d’une nouvelle filière de transport maritime à propulsion par le vent (PPV). Plus de 150 entreprises des secteurs de la construction navale, de la voile de compétition ou encore des énergies marines ont d’ores et déjà répondu à l’appel. 

Nous avons senti déjà depuis quelques années que le sujet de la voile était un sujet ô combien passionnant pour l’avenir de la Bretagne“, s’est félicité Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne en lançant la nouvelle filière devant les acteurs de cet écosystème émergent. Il s’agit “de développer notre activité économique, de développer des emplois partout en Bretagne en décarbonant notre économie, c’est l’urgence“, a-t-il assuré, en annonçant pour début 2022 la publication d’une feuille de route pour la filière.

Des entreprises d’ores et déjà investies

Le poids économique du secteur, appelé à croître rapidement, est évalué à 28 millions d’euros de chiffres d’affaires et 155 emplois, selon un rapport réalisé par l’agence régionale Bretagne développement innovation (BDI). “Les résultats de cette étude viennent confirmer l’émergence d’un marché prometteur du transport maritime propulsé par le vent et sa forte accélération avec des projets matures“, a noté Carole Bourlon, responsable grands programmes structurants à l’agence BDI.

La publication montre que 156 entreprises bretonnes se tournent vers ce secteur : 61 ont déjà une activité commerciale sur ce marché et 95 autres s’y intéressent fortement. La majorité d’entre elles sont spécialisées dans la fabrication d’éléments ou de sous-ensembles de systèmes à propulsion par le vent, d’autres en architecture, ingénierie ou modélisation. Certaines sont des armateurs ou encore des affréteurs. Les projets pour lesquels travaillent ces entreprises concernent principalement des cargos mais aussi des navires à passagers.

Réduire l’empreinte carbone du secteur maritime

L’objectif est de contribuer à la décarbonation du secteur. Les émissions de gaz à effet de serre du transport maritime représentent actuellement plus d’un milliard de tonnes par an, soit l’équivalent des émissions totales de l’Allemagne, rappelle la région Bretagne dans un communiqué. L’Organisation maritime internationale (OMI) a fixé la réduction des émissions de CO2 du secteur d’au moins 40% d’ici à 2030 par rapport à 2008 et de 50% d’ici à 2050. Pour encourager cette transformation, l’Union européenne travaille à intégrer le transport maritime dans son marché carbone. De quoi inciter les entreprises à se tourner vers des alternatives moins polluantes.

Avec une flotte commerciale mondiale de plus de 90 000 navires (vraquiers, pétroliers, porte-conteneurs…), l’enjeu au niveau mondial est de taille et traduit le potentiel de développement de la propulsion par le vent. “Le marché est extrêmement considérable“, a noté Lise Detrimont, déléguée générale de l’association Wind Ship, qui vise à accélérer la transition écologique du maritime. Elle estime actuellement à une quinzaine le nombre de grands navires de charge dans le monde équipés avec des technologies de propulsion par le vent.

Pauline Fricot, @PaulineFricot avec AFP

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