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La COP15 biodiversité devrait encore être reportée, en raison de la pandémie de Covid-19

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Publié le 03 décembre 2021

ENVIRONNEMENT

La COP15 Biodiversité, un sommet crucial pour l’avenir de la planète, devrait une nouvelle fois être reportée en raison des incertitudes liées au nouveau variant Omicron. La seconde partie du sommet devait se tenir au printemps prochain en Chine, mais la réunion intermédiaire prévue en janvier vient d’être décalée à mars. Un accord final ne pourrait ainsi intervenir qu’à l’été prochain. 

Les observateurs s’en désolent. La COP15 biodiversité devrait une nouvelle fois être reportée en raison de la pandémie de Covid-19. Initialement prévu en octobre 2020, le sommet avait été repoussé d’un an puis finalement scindé en deux parties : la première s’est tenue de façon virtuelle en octobre dernier, la seconde devait se tenir en présentiel à Kunming, en Chine, au printemps prochain, du 25 avril au 8 mai 2022. Entre les deux, une réunion de travail devait avoir lieu en janvier à Genève, mais ce rendez-vous a d’ores et déjà été reporté.  

“Les incertitudes créées par le variant Omicron et les restrictions de déplacement que cela a provoqué obligent à repousser les réunions en présentiel”, prévues du 12 au 28 janvier à Genève, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué, en indiquant que d’autres dates étaient à l’étude en mars. Ce retard de calendrier laisse présager un report du sommet de Kunming. Selon l’agence de presse spécialisée AEF Développement durable, la dernière partie de la COP15 ne pourrait ainsi se tenir qu’en juin voire juillet 2022.  

L’objectif de 30 % de la planète protégée en sursis 

Moins connue que la COP26 climat, dont la dernière édition a eu lieu en novembre à Glasgow en Écosse, la COP15 porte sur des sujets tout aussi cruciaux, comme la lutte contre les pollutions et la préservation d’une nature en bonne santé. Cette édition est particulièrement importante puisqu’elle doit aboutir sur de nouveaux objectifs mondiaux post-2020. Souvent présentée comme la “COP21” de la biodiversité, en référence au rendez-vous international de 2015 qui a permis l’élaboration de l’Accord de Paris pour le climat, la COP15 doit notamment acter la protection d’au moins 30% des surfaces terrestres et marines, dont 10% en protection stricte à l’échelle de la planète.  

Mais en octobre, cet objectif a à peine été mentionné dans la déclaration de Kunming adoptée par une centaine de pays à l’issue de la première phase des discussions. Il était pourtant présent dans le brouillon de texte et dans le premier jet proposé par la Convention cadre sur la Diversité biologique publié en été, mais il suscite encore l’opposition d’une poignée de pays : le Brésil, l’Argentine, l’Indonésie, ou encore l’Afrique du Sud. La Chine, présidente de la COP15, n’a pas non plus affiché son soutien à cette ambition. Mais Pékin s’est engagé à tout faire pour parvenir à un accord ambitieux afin de sauvegarder la nature et apporter des financements. Le pays hôte a d’ailleurs acté la création d’un fonds de 230 millions d’euros pour accompagner les pays en développement.  

Concepcion Alvarez @conce1 avec AFP

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