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“La fin du quoi qu’il en coûte”, retrouvez les déclarations de Bruno le Maire au Medef

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Publié le 26 août 2021

Traditionnellement, à la fin de l’été se tient l’université d’été du Medef, baptisée la rencontre des entrepreneurs de France (La REF). Et traditionnellement, le rendez-vous est ouvert par le ministre de l’Économie, Bruno le Maire. Celui est intervenu alors que la France essaie de se relancer après la crise du Covid-19 qui a paralysé l’activité. Celui-ci appelle à fermer le robinet des aides pour ouvrir celui de l’investissement.

Covid-19 : vers l’arrêt des aides

Maintenant que nous avons des perspectives de croissance à 6 %. Le quoi qu’il en coûte c’est fini !” C’est le grand message qu’est venu porter Bruno Le Maire, ministre de l’Économie au rendez-vous estival du Medef. Il assure que l’État continuera à aider ceux qui ont perdu des revenus en raison du pass sanitaire, “mais pour le reste, que l’économie soit libre, qu’elle crée des emplois et de la richesse sans le soutien de l’État !“. “Nous ne sommes pas des entrepreneurs pour vivre des aides de l’État“, a d’ailleurs confirmé Geoffroy Roux de Bézieux, Président du Medef. Si le ministre se veut positif sur l’économie et la santé des entreprises, il reste en revanche prudent sur les conditions sanitaires. Il assure : “La pandémie n’est pas finie. Mais nous sommes partis pour une guerre de longue durée“.

Climat : une crise comme une autre

Alors que l’été a montré d’effroyables effets du réchauffement, entre inondations meurtrières et incendies monstres, Bruno le Maire a voulu prendre beaucoup de recul sur la crise climatique. Il assure qu’il ne faut pas “jouer avec la peur des gens” et qu’il faut “circonscrire chaque problème“. Sur la question de la transition énergétique, le patron de Bercy met en avant l’atome : “le nucléaire est un atout majeur de l’économie française et nous devons développer la filière“. Quelques minutes auparavant, c’est Geoffroy Roux de Bézieux qui liait réduction des émissions de CO2 et nucléaire : “Pour décarboner l’économie, on a besoin de l’énergie nucléaire. Réussir la transition sans nucléaire, c’est un mensonge !“.

Investissements : créer de nouvelles filières en France

En septembre prochain, un nouveau plan d’investissement est attendu du côté de Bercy, chiffré à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Il s’agit du troisième étage de la fusée après les aides aux entreprises et le plan de relance. “L’objectif est de créer de nouvelles filières industrielles“, annonce Bruno Le Maire, qui dénonce la “capitulation industrielle” de la France ces dernières décennies. Il rappelle aujourd’hui que 80 % des exportations de la France proviennent de quatre filières : aéronautique, agroalimentaire, santé et luxe. Le plan d’investissement doit permettre de développer “l’hydrogène vert, l’intelligence artificielle, le nouveau nucléaire, le calcul quantique, les biotechnologies…“, cite-t-il.

Europe : trois priorités pour la présidence française de l’Union

La France va prendre la présidence de l’Union européenne le 1er janvier 2022. Parmi ses priorités, on retrouve le nucléaire, que Bruno Le Maire tient à inscrire dans la taxonomie européenne des activités vertes. “C’est un combat la taxonomie !“, assure-t-il, en rappelant son profond désaccord avec le gouvernement allemand qui ne veut pas entendre parler de nucléaire, mais veut faire y inscrire le gaz. Bruno Le Maire craint que les banques ne financent plus le nucléaire s’il n’est pas jugé positif pour le climat. La France veut également faire avancer le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. “Je ne vais pas demander aux aciéristes français de décarboner leurs activités pour réimporter de l’acier carboné chinois“, explique le ministre. Enfin, il veut également continuer de faire avancer la fiscalité du numérique.

Emploi : la réforme de l’assurance chômage sur les rails

Le redémarrage de l’économie s’accompagne de tension sur le marché de l’emploi, les entreprises peinant à recruter. C’est le constat posé lors des rencontres du Medef. “L’emploi va mieux, le chômage baisse, si nous voulons inciter les Français à retourner au travail, il faut que la réforme de l’assurance chômage entre en vigueur au 1er octobre“, a déclaré Bruno Le Maire. Une demande formulée expressément par le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, pour qui réduire le coût de l’assurance chômage devrait avoir un effet sur l’emploi. Il plaide également pour un recul de l’âge de la retraite pour le prochain quinquennat, pour réduire les coûts de l’assurance retraite. Reste à savoir si les entreprises, qui affirment avoir des difficultés à recruter, embaucheront plus facilement ces profils plus âgés.

Arnaud Dumas @ADumas5 et Ludovic Dupin @LudovicDupin

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