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La géoingénierie pour sauver la planète : déployer des ombrelles solaires dans l’espace

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Publié le 02 août 2021

ENVIRONNEMENT

Rien n’y fait : le CO2 continue à monter et l’effet de serre s’emballe. En dernier recours, l’humanité pourrait essayer de diminuer la quantité de rayonnement solaire reçu par la Terre. 1 à 2 % en moins suffirait à reprendre le contrôle du mercure. Mais pour cela, ce sont des parasols qu’il faudrait déployer dans l’espace. Ou alors, envisager de modifier notre atmosphère. Cette semaine, Novethic fait le point sur des solutions développées par la géo-ingénierie pour lutter contre le réchauffement climatique.  

La lutte contre le réchauffement climatique passe en priorité par notre capacité à diminuer au maximum les émissions de carbone dans l’atmosphère et la possibilité de capturer le CO2 à travers des dispositifs artificiels ou les écosystèmes. Mais il n’est pas sûr que les moyens déployés par l’Homme permettent de gagner cette course contre l’augmentation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère, qui suit un effet boule de neige.

Si notre planète atteignait des seuils incontrôlables, il faudrait recourir à des solutions plus extrêmes : c’est-à-dire empêcher une partie du rayonnement solaire d’atteindre la Terre afin de limiter l’effet de serre. Pour cela, direction l’espace. Depuis le début des années 2000, la possibilité de mettre en orbite des millions de voiles ou de miroirs qui obscurciraient légèrement la terre est très sérieusement théorisée.

1,5 million de kilomètres

Selon les calculs de l’astronome américain Roger Angel, à l’origine de ce concept, il “suffirait” de stopper 1,8 % du rayonnement solaire pour compenser les effets d’un doublement de la concentration en CO2 dans l’atmosphère. Pour y parvenir, il faudrait viser le point L1 de Lagrange. Les points de Lagrange sont des points spatiaux où l’attraction terrestre et celle du soleil se compensent. Le point L1, situé entre la Terre et le Soleil, à 1,5 million de kilomètres de notre planète, permettrait de garder en place, quasiment sans effort, nos ombrelles solaires. La mise en place d’un tel dispositif reste toutefois très onéreuse et complexe.

Il existe une autre possibilité, sans quitter l’atmosphère. Il s’agit d’imiter les volcans. Lors des plus puissantes éruptions, les quantités de poussières relâchées sont telles que de légers refroidissements planétaires sont enregistrés. Artificiellement, l’idée serait de diffuser dans l’atmosphère, entre 8 et 15 kilomètres d’altitude, de l’oxyde de soufre. Cela permettrait de renvoyer vers l’espace une partie du rayonnement solaire. La logistique serait lourde puisqu’il faudrait une injection continue grâce à des avions ou des ballons.

Ces solutions ne peuvent pas être mises en place en première attention. D’une part, elles demanderaient d’importants développements technologiques et d’études. D’autre part, elle ne réglerait pas tous les problèmes. En effet, si les ombrelles solaires et les particules de soufre font baisser la température, elles ne modifieraient pas les concentrations de CO2 sur l’atmosphère. Or ces hautes concentrations ont des effets chimiques délétères sur les écosystèmes, et en particulier les océans.

Ludovic Dupin, @LudovicDupin

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