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La guerre en Ukraine, une crise humanitaire et deux millions de réfugiés

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bombardement russe SERGEY BOBOK AFP

Publié le 10 mars 2022

Alors qu’un hôpital pédiatrique et qu’une maternité ont été touchés le 9 mars par des bombardements russes en Ukraine, les chefs des diplomaties des deux pays se retrouvent en Turquie pour des pourparlers. La question de la sécurité des civils devrait être abordée alors que deux millions de réfugiés ukrainiens ont déjà quitté leur pays.

Ce sont des images qui suscitent l’indignation dans la presse internationale. Alors que le Président russe Vladimir Poutine s’était engagé à ne pas viser les civils en Ukraine, le mercredi 9 mars, une maternité et un hôpital pédiatrique situés dans la ville de Marioupol, port assiégé du sud-est de l’Ukraine, ont été touchés par des bombardements russes. Mercredi soir, les autorités locales faisaient état de 17 blessés ainsi que de trois décès, dont une fillette. Dans un tweet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a écrit : “Combien de temps encore le monde sera-t-il complice en ignorant la terreur ? (…) Arrêtez les massacres”.

“Il y a peu de choses plus immorales que de cibler les personnes vulnérables et sans défense”, a déclaré le Premier ministre britannique Boris Johnson en relayant sur Twitter un article sur les frappes russes contre cet hôpital. La Maison-Blanche a également condamné ce bombardement pointant une “utilisation barbare de la force armée contre des civils innocents“. Le Kremlin a indiqué ce jeudi 10 mars qu’il allait interroger son armée sur ce bombardement à Marioupol. “Nous allons obligatoirement nous renseigner auprès de nos militaires, car nous, comme vous, n’avons pas une information claire sur ce qu’il s’est passé, et a priori, les militaires nous donnerons des informations“, a indiqué lors d’un briefing à la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. 

Ce 10 mars, les chefs des diplomaties russe et ukrainienne vont en tout cas participer à leur premier face-à-face en Turquie. “Nous travaillons pour éviter que la crise ne se transforme en tragédie”, a insisté le président turc, Recep Tayyip Erdogan. La non-sûreté de certains couloirs humanitaires ou encore l’utilisation d’une bombe thermobarique, arme conventionnelle la plus puissante au monde mais interdite par la Convention de Genève, dont la Russie est signataire, seront des sujets de discussion.

La Convention de Genève stipule en effet que “les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres de forces armées qui ont déposé les armes et les personnes qui ont été mises hors de combat par maladie, blessure, détention, ou pour toute autre cause, seront, en toutes circonstances, traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable basée sur la race, la couleur, la religion ou la croyance, le sexe, la naissance ou la fortune, ou tout autre critère analogue.”

Deux millions de réfugiés ukrainiens 

Au total, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février dernier, ce sont plus de deux millions de personnes qui ont pris la route de l’exode. La Pologne, pays frontalier de l’Ukraine, a déjà accueilli plus de 1,2 million de réfugiés ukrainiens, la Hongrie près de 200 000 suivie par la Slovaquie avec plus de 140 000 personnes. Seule une poignée de réfugiés ukrainiens arrive en France. Près de 6 500 ont rejoint l’Hexagone selon les remontées de la police aux frontières. Parmi eux, plus de 3 000 sont d’ores et déjà pris en charge en hébergement d’urgence, comme des gymnases ou des hôtels, essentiellement en Ile-de-France, tandis que de nombreux autres ont pu être hébergés directement “par des proches”, a expliqué Alain Régnier, délégué interministériel à l’accueil et l’intégration des réfugiés.

Au total, l’État a reçu “20 000 propositions d’hébergement” émises par des particuliers, sans compter 6 000 autres offres émanant d’entreprises ou de collectivités. Un “élan de générosité colossal”, observe la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, auprès de quelques journalistes. “Aujourd’hui, on peut faire face. Il n’y a pas de pénurie de logements”, relève la ministre en charge de l’asile et de l’intégration. Il faudra même tempérer les ardeurs de certains, explique-t-elle : “On a une mobilisation citoyenne très forte, mais on ne s’improvise pas hébergeur. On a besoin de savoir où on envoie les familles ukrainiennes, pour avoir un accompagnement social” adapté. Le gouvernent anticipe jusqu’à 100 000 réfugiés ukrainiens fuyant l’Ukraine vers la France. 

La rédaction avec AFP

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