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La Méditerranée a connu en 30 ans un “effondrement” de sa biodiversité

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Publié le 08 juin 2021

ENVIRONNEMENT

En 30 ans, les populations de vertébrés des écosystèmes marins du bassin méditerranéen ont chuté de moitié. Les poissons sont les premières victimes de cet effondrement. Une situation dramatique, alertent les scientifiques de la Tour du Valat, Institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes, dans un rapport publié le 7 juin.

Le rapport “Méditerranée vivante” s’appuie sur des recherches approfondies sur les études publiées ces 30 dernières années, rassemblant les suivis d’abondance de plus de 80 000 populations animales dans cette région du globe où “le changement climatique est plus rapide et l’impact des activités humaines plus fort qu’ailleurs” écrivent les scientifiques de la Tour du Valat, Institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes. À l’échelle mondiale, le niveau de la mer a augmenté d’environ 15 cm au XXe siècle et la hausse s’accélère, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Constat du groupe de chercheurs : les populations de vertébrés du bassin méditerranéen ont baissé de 20% entre 1993 et 2016, et même de 52% dans les écosystèmes marins et de 28% dans les écosystèmes d’eau douce. Parmi toutes les espèces recensées par l’étude, ce sont les poissons qui sont les plus touchés, victimes de surpêche. Le thon rouge a ainsi vu sa population adulte baisser de 90%.

La Méditerranée, une des régions au monde comprenant le plus grand nombre d’espèces endémiques, est la seule mer au monde entourée de trois continents. Berceau de nombreuses civilisations, elle est aujourd’hui bordée de régions très urbanisées, qui concentrent plus de 500 millions d’habitants, et 360 millions de touristes par an (27% du tourisme mondial).

Des actions “encourageantes”

Les scientifiques relèvent toutefois l’impact “encourageant” de plusieurs actions de conservation comme l’encadrement de la chasse et de la pêche, la protection des habitats des espèces les plus rares, le contrôle des sources de pollution ou encore le renfort des effectifs par réintroductions. Certaines espèces comme le bouquetin des Alpes, le vautour moine, le pélican frisé et la tortue caouanne ont été sauvées par ces mesures.

Mais les scientifiques notent des marges de progression et demandent notamment une meilleure collaboration de tous les pays, déplorant “un manque de données” sur certaines espèces.

La rédaction avec AFP

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