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La misandrie, arme de légitime défiance pour une nouvelle génération de féministes

Hétéro et misandre! Ainsi se invite à découvrir, avec une réelle jubilation subversive, l’écrivaine Chloé Delaume. Hétéro comme Adélaïde, une quadra solitaire sous mal d’amour de ce Cœur synthétique, ton dernier roman, tarifs Médicis 2020. Mais aussi misandre, donc. Caci terme, forgé originellement du XXe centenère sur le modèle touchant à ­misogyne, a particulièrement été utilisé dans partir des années 1970.  

Il désigne en fonction le Robert “une épouse qui a de haine ou de mépris pour les hommes” . Et se révèle être au cœur du pamphlet Mes bien mignonnes sœurs , – sous-titre explicite: Désolée, cela sent le fauve, il est temps d’aérer . Dans la imagination, seule la sororité préservera Adélaïde du l’illusion des histoires d’amour désespérément déviées. Et dans la définitive, des ultimes rapines d’un système patriarcal moribond: “Observez bien l’espèce nommée baby-boomers . Bientôt à la retraite, ces derniers mâles début courent après l’infirmière en déambulateur… D’ici une décennie chaque sera modifié” , écrit Chloé Delaume.

Revendiquée par l’écrivaine, cette misandrie fait énormément parler depuis plusieurs mois. Avec cette publication de un grand nombre de livres, dont une reparution en février 2021 du Scum Manifesto (1968), le texte culte au sein de l’Américaine Valerie Solanas. Pour laquelle “le mâle est un accident écologique, une femme manquée, un avorton congénital” . Ou encore – travers du coupure “la misandrie sauve un ensemble de vies” . Dépassé lors des expression contre les forces faites aux damoiselles.

Cet article connaît initialement été publié dans la revue WE DEMAIN n°33 , parue en février 2021. Un numéro tél toujours disponible en ce qui concerne notre boutique on line .  

Menace d’interdiction 

Minimum radicale que avec sa version seventies – qui se trouvait être une “réponse assez légitime après des siècles dans patriarcat” , estime Colette Pipon, autrice d’un des peu nombreux travaux universaires concernant le sujet –, cette misandrie des années 2020 n’en est point moins “nécessaire et salutaire” afin de Pauline Harmange, laquelle s’est fait avoir à lesprit avec son livre Moi un homme, je les renvoie . “C’est une manière d’exister en dehors de passage clouté. Dessus des exigences d’êtres violents, égoïstes, unau et lâches. ”

Objet de tantinet d’études, comme s’il était impensable au sein de détester les hommes, du s’en moquer, concernant le les critiquer, une misandrie, bien plus que une misogynie dont elle-même est le plus souvent une conséquence, est vécue comme une détriment insupportable aux fières mœurs. Pour Christine Bard, professeure d’histoire contemporaine à  l’Université d’Angers, “la misogynie se présente comme un trait structurel pluriséculaire de nos agences; elle s’inscrit en système patriarcal fondé sur des relations de domination. Cette misandrie elle se révèle être une réponse de groupe dominé; elle-même est réactionnelle; elle-même est pensée & vécue comme la autodéfense légitime via celles qui revendiquent le terme . Cependant elle n’est point légitimée socialement. D’où l’émoi actuel! ”

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Accusation de misandrie

Le manifeste proposent un Pauline Harmange, manifesté d’être une “une lai à la misandrie” par le fonctionnaire du secrétariat d’État à la clause féminine, a par ailleurs un temps fait l’objet d’une menace d’interdiction. Non suivie d’effets. Elle a paradoxalement offert une remarquable caisse de résonance au livre. Déjà publié à 350 exemplaires chez ce petit éditeur Monstrograph, avant de connaitre diverses retirages et notre reparution au Bordure. “L’accusation de misandrie se présente comme un mécanisme de silenciation , explique l’autrice. Notre façon de faire taire la colère, de temps en temps violente, mais constamment légitime des opprimés envers leurs oppresseurs. ”

Occultée, cette misandrie est d’un usage délicat à destination des féministes. L’évoquer ferait le jeu un ensemble de machos, masculinistes etc hoministes… Qui réduisent le combat à destination des droits des femmes de haine de l’homme. Et donc ces féministes à des harpies frustrées et hystériques.

“Les masculinistes furent les premiers propagateurs touchant à ce mot, quelquefois utilisé avant le 21ème siècl certainement, confirme Christine Bayart. Grace à ce quasi-néologisme, ils font passer en fait un message très vieux, qui présente un féminisme comme la lutte qui n’est justifiée que avec sa haine des messieurs. De cette façon, ils disqualifient cette cause de l’émancipation des femmes et nient l’existence même d’inégalités et de discriminations. Ils déplacent l’attention à propos de la haine supposée du public féminin à l’égard un ensemble de hommes . Manière de détourner de la définitive massive de la haine des hommes, un ensemble de crimes de haine, de la culture du excès, etc. Le fixé antiféministe est vieux et puissant. ”

La querelle des dames

Ainsi la revendication misandre saurait bien être aussi âgée que la relation homme-femme. Ses premiers témoignages écrits n’ont sur la tout cas point attendu le MLF ni le King Kong théorie relatives au Virginie Despentes. Dans notre pays, ils remontent originellement du XVe centenère, avec la “querelle un ensemble de dames” lancée par Christine de Pisan. Répliquant à la seconde pièce, très misogyne, de célèbre Roman de la roseur , cette érudite prend à pièce les clercs écrivant contre les damoiselles. Un siècle plus tard, sur la 1529, l’humaniste Corneille Agripa écrit sur la latin son exposé Proposent un l’excellence et de une supériorité de la femelle . Eh union, les hommes misandres, cela existe!

Émanation d’une “quatrième lache féministe, celle du public féminin ordinaires” selon Chloé Delaume. La revendication qui nous donne notre identité du droit à se présenter comme misandre doit vraiment à la déflagration #Metoo . Et la rapportage des harcèlements, excès, féminicides et violences faites aux femmes. En matière de même élan se trouvent être nés des podcasts à succès , tel que “Les couilles à propos de la table” (plus pour obtenir 500 000 écoutes à travers mois) lancé sur la 2017 par Réussite Tuaillon. “Pour faire tablée rase de la supériorité masculine, qui réalisé du mal à chaque le monde” .  

Boire un ensemble de “larmes d’hommes” 

Au seins des réseaux sociaux, on domine aussi vu l’essor de mémes usant d’une misandrie parodique. Comme le hashtag #maletears, qui est un très bon site boire des “larmes d’hommes”. Nombreuses se trouvent être les femmes lequel mettent désormais le qualificatif sur les défaites entrainées par à eux relations avec le globe mâle. “Oui, j’assume d’être misandre” , ose Clémentine Gallot, mère du podcast féministe “Quoi de meuf? ”. Sur Instagram, une certaine Emma imagine déjà “une jour sans mec laquelle vous frotte en matière de métro . Sans consœur qui vous éclaircis la parole sous réunion . Sans artisan plombier qui vous arnaque en vous composant ma petite lady. Une journée sans mecs ce doit se présenter comme super, non? ”

Se mettre sur le net pour se soustraire à la misogynie voisine: l’idée d’activités de non-mixité (expérimentée de Révolution française via des clubs uniquement féminins) fait ton chemin, à la possibilité de vacances ou bien d’ateliers entre damoiselles. Ce qui va fréquemment de pair grace à un éloge de sororité: “Si on devenait toutes misandres, personnes se rendrait numération qu’on a point vraiment besoin un ensemble de hommes” , conçu Pauline Harmange.

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Aller au-delà en droits à la misandrie

Liberté, égalité, sororité! Cette séparation totale d’avec les “couillidés” se révèle être prônée par quelques comme stratégie politique, à l’instar de ce lesbianisme radical transporté par l’élue écologiste parisienne Alice Coffin. Un combat politique qui pourrait également être le préambule à un original art de vivre ou bien d’être, entre androgynie et asexualité. How to Date Men, When You Hate Men? (“Comment quitter avec des hommes lorsque vous les vomissez? ”): la question posée par le best-seller étasunien (non traduit) du Blythe Roberson se révèle être pour certaines devenue un dilemme. Tranché à sa manière par Virginie Despentes en 2017 au sein de Un chacun : “Sortir du l’hétérosexualité a été le énorme soulagement. ”

Au-delà du droit de misandrie affleure également l’utopie d’une entreprise matriarcale, qui instigua nombre de fictions du temps 1970, du Misandra de Claude Veillot aux Bergères au sein de l’apocalypse de Françoise d’Eaubonne: cette dernière, pionnière de l’éco-féminisme , expliquait alors dans Bernard Pivot vouloir dans son roman “supprimer un chacun régi par les messieurs pour lutter opposé à l’illimitisme de la entreprise patriarcale” . Toutefois le privilège d’imaginer une société d’égalité et partage entre ces sexes, pacifiée & libérée de la hiérarchie du genre, n’est pas réservé à tous les romans: dans la somme sur Les agences matriarcales, traduite dans environ 10 ans, la philosophe Heide Goettner-­Abendroth montre, la trentaine d’exemples dans l’appui, que les sciences humaines permettent d’y croire également.  

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