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La sécheresse frappe désormais l’ensemble de l’Hexagone, avant une nouvelle canicule

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secheresse ete 2022 FABRICE COFFRINI AFP

Publié le 02 août 2022

ENVIRONNEMENT

L’été 2022 est décidément celui du changement climatique en France : après les méga feux, les records de chaleur pulvérisés, le mois de juillet deuxième mois le plus sec jamais enregistré, tout l’Hexagone passe en vigilance “sécheresse”. Des mesures sont prises pour économiser l’eau, aussi en prévision d’un nouvel épisode de canicule, le troisième de l’été. 

Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sont les derniers départements à se déclarer en en vigilance “sécheresse”, a annoncé la préfecture d’Ile-de-France. Ainsi, les 96 départements que compte l’Hexagone sont désormais concernés, battant le record de 2019 où 88 départements avaient été soumis à des mesures de restrictions.

Le débit de la Seine est en effet passé le 25 juillet sous le seuil de 81 m3/s au niveau de la gare d’Austerlitz, déclenchant le passage de la capitale et sa petite couronne en vigilance “sécheresse” dit “orange”, soit le premier des quatre niveaux de sécheresse (vigilance, alerte, alerte renforcée puis crise). Les restrictions d’eau qui s’imposent et les mesures et interdictions dépendent du niveau de “sécheresse”.

Dans les 46 départements qui ont atteint le niveau le plus grave, celui de “crise”, seuls les prélèvements prioritaires sont autorisés, comme ceux pour l’eau potable, la salubrité et la santé. Concernant les neuf départements en “alerte”, des prélèvements pour des activités nautiques sont interdits tout comme l’arrosage des espaces verts qui est autorisé à certaines heures seulement. L’agriculture est aussi concernée par des limitations de son usage de l’eau. Les départements en “vigilance” interdisent l’utilisation d’eau pour nettoyer les voitures, rationnent l’arrosage, mais aucune restriction n’est prise à ce stade, indique la préfecture.

À Saint-Malo, 50% de risque de coupure d’eau

Dans la France entière, les appels à l’économie d’eau se multiplient. En effet, les bassins hydriques du pays, même ceux qui étaient moins exposés à la sécheresse, sont aujourd’hui à des niveaux inquiétants. Par exemple, dans les Alpes, le lac de Serre-Ponçon fait face à une sécheresse extrême et voit son niveau baisser jour après jour. Il a même diminué de 13 mètres samedi.

Les services chargés de suivre les réserves et la distribution d’eau ne masquent pas leur inquiétude. Ainsi, à Saint Malo, la collectivité Eau du pays de Saint-Malo évalue le risque de pénurie d’eau potable à 50 % pour cet automne. Les Malouins ont donc un risque sur deux de voir leurs robinets coupés après l’été, selon la collectivité. “Nous avons étudié les soixante-dix dernières années, et pris en compte le réchauffement climatique pour évaluer une potentielle pénurie, confie le directeur, Franck-Olivier Henry, à Ouest FranceSelon nous, nous avons 50 % de risque de ne plus avoir d’eau potable à la fin novembre“. En effet, les mesures prises semblent insuffisantes, et économiser devient une nécessité absolue. Ainsi, partout en France, on fait des stocks d’eau en bouteille.

À Gérardmer, l’eau puisée dans le lac

D’autres communes imaginent d’autres solutions pour économiser la précieuse ressource. À Gérardmer (Vosges), la commune a décidé de puiser l’eau dans le lac dès mercredi 3 août. Alors que la nappe phréatique de Ramberchamp fournit 80% l’eau de la ville “d’ici quelques jours, on ne pourra plus puiser dans cette nappe“, explique Stessy Speissmann, le maire de Gérardmer. “La solution […], c’est de puiser l’eau dans le lac. On l’a déjà fait il y a quelques années. On va renouveler aujourd’hui cette procédure“, annonce l’élu au micro de France 3 Lorraine. “On va mettre cette eau immédiatement sur le réseau mais comme c’est une nouvelle ressource en eau, il va falloir faire des analyses complémentaires pour la sécurité de toutes et tous. Durant ces analyses, qui risquent de durer au moins 48 heures, l’eau sera déclarée non potable“, ajoute-t-il. 

Certaines collectivités ont par ailleurs recours à des camions-citernes pour alimenter les réseaux d’eau. Si cette solution est tristement habituelle dans certains territoires, les pénuries d’eau sont telles cette année que six communes de Haute-Saône, moins bien dotées que d’autres en réserve d’eau, ou en en Haute-Loire l’ont sollicitée.

Ces mesures et inquiétudes sont prises aussi en prévision d’une vague de chaleur qui s’abat sur le pays.

Alors que Juillet 2022 est considéré comme le deuxième mois le plus sec jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1958-1959, le pays connait en effet un troisième épisode de canicule. Le sud-est du pays est touché en premier avec cinq départements placés sous vigilance orange. Ils devraient traverser un “nouvel épisode caniculaire dont l’intensité et la durée seront moindres que celles de l’épisode précédent“, a précisé Météo-France dimanche.

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