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[La vidéo des solutions] Comment Loop convertit la grande distribution à la consigne

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Publié le 16 mars 2021

ENVIRONNEMENT

Des flacons en verre contenant de la crème hydratante Nivea, des céréales Chocapic dans une belle boite en aluminium, des bouteilles de Coca-Cola en verre… Exit les emballages à usage unique. La startup Loop expérimente dans plusieurs Carrefour le retour de la consigne. Un pari ambitieux qui pourrait créer une vraie bascule si la grande distribution s’y convertit. Même les chaînes de fast-food comme Mc Donald’s et Burger King, pointées du doigt pour leurs déchets, se tournent vers les emballages réutilisables et consignables avec Loop.

Loop chocapic Florine Morestin La startup Loop teste un système de consigne dans plusieurs Carrefour.
Florine Morestin

C’est un petit corner estampillé Loop qui détonne dans le Carrefour City de la rue Grenelle à Paris. C’est ici que la startup a posé ses valises pour tenter de convertir les clients à la consigne. Depuis décembre dernier, l’enseigne de grande distribution Carrefour a signé un partenariat avec la startup de l’économie circulaire pour lancer une expérience “zéro déchet” grâce à des emballages réutilisables et consignés.

“Le concept est simple : le consommateur achète les produits dont il a besoin mais, au lieu de jeter leur emballage, il vient les rapporter en magasin”, explique Thomas Panosetti, responsable des relations avec les distributeurs. Une boîte de “retour” a été installée dans le magasin. Le but étant de rendre le parcours du client le plus simple possible alors que chaque année un Français produit 70 kg de déchets plastiques dont la moitié sont des emballages. Plusieurs marques comme Danone, Puget, Nutella, Ricoré… jouent le jeu et proposent, dans ce corner Loop, leurs produits dans des emballages réutilisables. 

Pour l’instant, les clients sont curieux. Le frein principal reste l’offre, assez restreinte. “J’aime bien cette idée de revenir à la consigne comme nos grands-parents le faisaient mais là je n’achète habituellement aucun des produits proposés”, explique un client. Loop devrait étoffer son offre au fil du temps mais ne s’inquiète pas. “Une révolution est en marche”, croit Blandine Surry, directrice générale de Loop. “Il y a une vraie conscience écologique des consommateurs et les pouvoirs publics poussent en ce sens“, explique-t-elle. Preuve en est, la ministre de la Transition écologique en personne, Barbara Pompili, est venue apporter son soutien à cette initiative. 

Créer un écosystème

“Loop va dans le bon sens”, a déclaré la ministre en visitant le Carrefour qui expérimente Loop. “Demain, tout le monde doit pouvoir consommer ses produits du quotidien dans des contenants réutilisables. C’est de cette manière que nous réduirons à la source la quantité de plastique à usage unique. C’est de cette manière que nous tiendrons les objectifs de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire“, ajoute-t-elle. Si Loop a permis à la grande distribution de mettre un pied dans la consigne, l’ambition est de créer un vrai écosystème. 

Elle vient de signer un partenariat avec Metro, le premier fournisseur des cafés, hôtels et restaurants indépendants. Depuis peu, elle travaille également avec des enseignes de fast-food souvent épinglées pour la quantité de déchets qu’elles génèrent : McDonald’s et Burger King. “À terme, le but est que le client qui prend son Coca-Cola chez McDonald’s dans un emballage réutilisable puisse le ramener chez Carrefour lorsqu’il fera ses courses”, avance Blandine Surry.

La livraison à domicile, prochaine étape

Prochaine cible pour Loop : la livraison à domicile. Il faut dire que le secteur génère énormément de déchets. En 2019, plus de 200 millions de repas ont été livrés en France, générant plus de 600 millions d’emballages à usage unique qui ont terminé dans nos poubelles. Or le marché a connu un vrai boom avec le Covid-19 et la fermeture des restaurants. Plusieurs acteurs du secteur comme Uber Eats, Deliveroo ou Frichti viennent de signer une charte du ministère de l’Ecologie s’engageant à réduire de 70 % les emballages en plastique d’ici 2023 et à passer à 100 % d’emballages recyclages en 2022. 

“On est au début de l’aventure. Le plastique à usage unique a vécu plus de 70 ans, toute la chaîne logistique est optimisée. Il va falloir du temps pour trouver un modèle aussi performant pour le réemploi mais c’est l’avenir”, résume Blandine Surry. 

Marina Fabre, @fabre_marina

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