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[La vidéo des solutions] Réparation, recyclage, don… Zack redonne vie aux déchets électroniques

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Publié le 01 avril 2021

INFOGRAPHIES & VIDÉOS

Chaque année, le monde génère 54 millions de tonnes de déchets électroniques. Et la situation empire. Pour casser cette courbe infernale, la startup Zack veut leur donner une seconde vie. Revente, réparation, recyclage, don… elle propose des solutions clé en mai aux particuliers et aux entreprises. En un clic, vous pouvez donner une nouvelle vie aux téléphones et tablettes qui dorment dans vos tiroirs.

Chaque Français génère entre 14 et 24 kg de déchets électroniques par an. En cause : l’obsolescence programmée des téléphones, ordinateurs, tablettes mais aussi l’obsolescence culturelle, qui consiste à vouloir absolument le dernier smartphone alors que notre actuel fonctionne encore. La startup Zack a pour mission de leur  donner une seconde vie. “54 millions de tonnes de déchets électroniques sont jetées chaque année, ce qui est absolument considérable”, explique Pierre Emmanuel Saint-Esprit, cofondateur de Zack. 

Le concept est simple. Vous trouvez dans vos armoires un vieil appareil photo qui ne vous sert plus. Il suffit d’aller sur le site de Zack pour donner l’identité de l’objet. Selon son état, la startup, qui délègue une partie du tri à l’entreprise d’insertion professionnelle Ateliers sans frontières, l’analyse  et vous dira, sous trente jours, quelle est la meilleure option : revente, réparation, recyclage ou don. 

800 tonnes de produits électroniques sauvés 

Et justement, ce 10 mars, Ateliers sans frontières vient de recevoir des ordinateurs d’un “grand ministère”. Souleymane Dissa, le responsable informatique, examine les tours pour voir s’il est possible de les revaloriser. “Le premier test est visuel”, témoigne l’expert en démontant la tour, “Ensuite, l’appareil part sur un poste qui consiste, grâce à un logiciel, à effacer les données en mémoire. C’est une étape indispensable qui permet de garantir au propriétaire de l’appareil qu’aucune de ses données ne sera accessible par un tiers”. 

Si les ordinateurs sont en bon état et qu’il y a des acheteurs potentiels, ils seront revendus. Sinon, ils seront désossés pour que leurs pièces détachées puissent être réutilisées. Certains appareils arrivent dans l’entrepôt avec un écran cassé, une touche de clavier en moins, un problème de démarrage… Haider Ali, réparateur chez ASF, est chargé d’identifier le problème. “Mon principal objectif est la réparation. Cela prend du temps de bien comprendre comment cela marche mais c’est toujours satisfaisant de pouvoir trouver une solution”, explique l’employé qui vient de poser un ordinateur sur une pile d’appareils déjà réparés. Certains produits, en état de marche mais trop vieux pour être revendus, sont donnés à des associations comme Emmaüs. 

Depuis sa création, Zack a ainsi sauvé de la décharge plus de 800 tonnes de produits électroniques. “On parle beaucoup de l’usage du numérique mais le produit en lui-même, le hardware, est très polluant. On consomme chaque année 1,7 planète en termes de matières premières, dont le hardware est très demandeur. L’intérêt du réemploi c’est qu’on évite l’extraction de nouvelles ressources naturelles”, avance Pierre-Emmanuel Saint-Esprit. Reste qu’il y a encore du chemin à parcourir. 

Indice de réparabilité 

Beaucoup d’appareils qui pourraient être réparés partent dans les filières de recyclage. La faute aux fabricants qui ont soudé les pièces entre elles les rendant difficilement détachables ou qui n’ont pas approvisionné les pièces détachées. “Le problème ne concerne pas seulement les déchets électroniques. La roue de la poussette de mon fils s’est cassée il y a peu, j’ai essayé d’en racheter une mais elle est introuvable ! La seule solution était d’acheter une nouvelle poussette !”, se désole le cofondateur de Zack. 

Face à cette situation, le gouvernement a dégainé une arme de sensibilisation massive : l’indice de réparabilité. Lave-linge, smartphone, ordinateurs… les producteurs doivent obligatoirement apposer l’indice sur leur objet depuis le 1er janvier. Un moyen de guider les consommateurs vers des achats plus responsables mais aussi de lancer les fabricants dans une course au mieux-disant. Une première étape avant le développement d’un indice de durabilité, beaucoup plus complet, d’ici 2024. 

Marina Fabre, @fabre_marina

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