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L’absentéisme en France poursuit sa hausse : + 37% en 4 ans

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L’absentéisme au sein des entreprises françaises reste un phénomène en constante hausse depuis quelques années. Depuis 2017, l’absentéisme a en effet augmenté de 37% selon la dernière étude wtw. Une hausse qui s’explique notamment par l’usure des collaborateurs face aux effets de la crise sanitaire sur leurs conditions de travail. Mais l’absentéisme ne touche pas les salariés de la même manière : focus sur ces disparités.

Une hausse constante de l’absentéisme, renforcée par la crise sanitaire

WTW vient de publier son Baromètre Absentéisme : rapport 2022, qui analyse les tendances de l’absentéisme en 2021 et le lien, selon les salariés, entre absentéisme, engagement et politique RH en termes de bien-être et d’avantages sociaux.

Les chiffres restent en hausse et préoccupants : 

  • Le taux d’absentéisme a augmenté de +37% entre 2017 et 2021 au sein des entreprises françaises (+15% entre 2019 et 2021 au plus fort de la crise sanitaire).
  • 31% des salariés ont posé au moins 1 arrêt au cours de l’année en 2020 (34% en 2020, y compris arrêts de travail dérogatoires).
  • 54 jours : la durée moyenne annuelle d’absence d’un salarié en 2021.
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La période de Covid-19 a été un peu particulière et a pour sa part été à l’origine d’une hausse de 18% entre 2017 et 2021. Nous avons ainsi vu le plus haut taux d’absentéisme en 2020 : 4,9%.

Toujours en 2020, le dispositif d’indemnisation des arrêts dérogatoires pour motifs d’enfants non scolarisés, de personnes vulnérables ou encore de proches de personnes vulnérables, mis en place durant la crise sanitaire, avait été le facteur prépondérant de l’augmentation des arrêts maladie (+ 25 % en 2020).

Mais en 2021, la part des arrêts longs a continué à augmenter, représentant près de 60% des jours d’absence (vs 61% en 2020). Enfin, concernant le type d’arrêt, l’étude indique que l’absentéisme pour maladie s’élève à 83% contre 17% pour les accidents de travail.

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Un absentéisme qui touche différemment les collaborateurs

La dégradation de l’absentéisme est plus ou moins forte selon le genre, l’âge, la situation géographique et le secteur professionnel.

Le genre pour commencer : le contraste entre les hommes et les femmes se confirme depuis l’étude de 2019, avec un absentéisme qui est 40% plus important chez les femmes. En effet, le taux d’absentéisme s’élève en 2021 à 5,8% chez les femmes alors qu’il est de 4% chez les hommes.

Concernant l’âge : si l’on observe une dégradation de l’absentéisme sur toutes les tranches d’âge, il faut souligner une nette accélération chez les jeunes. L’absentéisme auprès de cette population a progressé de 54% en 5 ans contre une hausse comprise entre 25% et 35% sur la même période pour les autres tranches d’âge. Et les salariés de plus de 50 ans demeurent les plus impactés par l’absentéisme (6,5% en 2021).

Au niveau de la CSP : les non-cadres ont été deux fois plus impactés que les cadres par la crise sanitaire : l’absentéisme s’est accru de 42% entre 2017 et 2021, du fait de la pénibilité de certaines professions et de l’impossibilité de télétravailler à domicile. Un taux qui est seulement de 9% chez les cadres sur cette même période.

Enfin, les secteurs les plus touchés par l’absentéisme sont, comme les années précédentes, les établissements de santé (9,02%), le transport/logistique (7,07%) et la distribution (6,16%). Seuls deux secteurs n’ont pas vu baisser leur absentéisme entre 2020 et 2021 : le BTP (+0,10%) et le secteur automobile & équipement (+0,29%). Les secteurs de l’Immobilier, des sociétés de Conseil, de la Communication & des Technologies de l’information sont les moins impactés par l’absentéisme.

Selon Noémie Marciano, Directrice Offre de Conseil Health & Benefits chez WTW en France : “L’étude WTW en France met en évidence qu’une bonne politique de bien-être de l’employeur reste un facteur important pour réduire les risques d’absentéisme. Selon nos estimations, pour une entreprise de 1 000 salariés avec un salaire moyen de 30 K€ par an et un taux d’absentéisme de 5%, le coût complet pour l’employeur se situe entre 1,5 et 3 M€ par an.”

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