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L’Académie Nationale de Pharmacie « s’émeut de la polémique » sur la campagne de vaccination


Creative Commons - Pixabay

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Non, la vaccination des pharmaciens ne pénalise pas les médecins. Alors que cette accusation a été lancée ces derniers jours, l’Académie de Pharmacie a souhaité mettre les points sur les i. Débutant son communiqué en expliquant que l’organisation « s’émeut de la polémique » sur un supposé favoritisme, l’organisation a fait un résumé factuel de la situation. « Pour permettre d’élargir la couverture vaccinale des personnes éligibles, il a été prévu d’ouvrir la vaccination en officine pour la semaine du 15 mars. Or, il se trouve que, justement pour cette semaine de démarrage, le laboratoire Astra Zeneca ne peut livrer que 280 000 doses en tout, soit 28 000 flacons pour 18 000 officines… Ce qui ne permet pas d’assurer en même temps une livraison aux médecins. C’est pourquoi la commande de la semaine du 8 mars (pour livraison la semaine du 15 mars) est exceptionnellement ouverte aux seules officines » explique le texte. 
 
Et d’ajouter que « Depuis le 22 février dernier, plus d’1,6 million de doses du vaccin Astra Zeneca ont été livrées aux médecins ayant passé des commandes. A ce jour, environ 400 000 doses ont été administrées en ville aux patients éligibles. Par ailleurs, les médecins qui ont passé commande la semaine dernière peuvent récupérer chez les pharmaciens trois flacons pour assurer leurs rendez-vous. La Direction Générale de la Santé assure par ailleurs que, sous réserve du respect du volume et du calendrier d’approvisionnement par le laboratoire, les commandes seront à nouveau ouvertes à l’ensemble des professionnels de santé susceptibles de vacciner en ville le lundi 15 mars, pour une livraison la semaine suivante. » 

Ce début de frottement est malheureusement symptomatique de cette période. Alors que les réflexions doivent être ouvertes sur les possibilités d’améliorer les approvisionnements en vaccins, l’attention se focalise souvent plus sur des comparaisons que sur des objectifs concrets d’amélioration. Si les vaccins n’arrivent pas assez vite aux médecins, c’est là-dessus qu’il faut agir. Sans rupture de stock, estimer que ceux qui en ont pénalisent les autres n’a pas de sens.

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