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Le Campus de la transition : un lieu pour bifurquer collectivement

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Chateau Campus transition

Publié le 09 août 2022

ENVIRONNEMENT

Au Campus de la transition, tous les chemins se croisent. Experts de la transition écologique et sociale, maraîchers, chefs d’entreprise, volontaires en quête d’un mode de vie plus durable… Cet éco-lieu situé en Seine-en-Marne organise des formations et fait vivre des solutions concrètes à l’urgence écologique et sociale actuelle. Toute la semaine, Novethic explore les bifurcations, nouvelles voies pour un monde plus durable envisagées par de plus en plus d’étudiants.

“Ils vivent une sobriété heureuse”, témoigne Veronika Berger, étudiante en double-diplôme en école de commerce et d’ingénieur, qui a passé trois jours de formation dans l’éco-lieu le Campus de la transition. L’association dispense des formations sur les enjeux de la transition écologique et héberge une trentaine de personnes, salariées du campus et volontaires, qui adoptent un mode de vie le plus durable possible. La jeune étudiante, piquée de curiosité, a poursuivi l’expérience en tant que volontaire pendant 3 semaines.

“C’est un moment hors du temps qui donne beaucoup d’espoir.” confie Veronika. Elle a suivi le cours “Entreprises et co-développement dans les pays émergents et en France” du Campus de la transition dans le cadre de sa formation en commerce à l’ESSEC. Si les conférences avaient un format classique, l’ensemble du séjour lui a fait pleinement ressentir les apports de la pédagogie “tête-corps-cœur” chère à Cécile Renouard, la philosophe fondatrice du Campus de la transition, qui s’est inspirée du Schumacher College au Royaume-Uni. Un état d’esprit complètement nouveau pour Veronika.

“Expérimenter des solutions”

Des temps de prise de recul sur les apprentissages suivent les cours. C’est la partie “cœur”. Léa Eynaud, responsable des formations, explique qu’une grande attention est portée à la “qualité du lien collectif”. Pour la partie “corps”, les étudiants sont souvent en mouvement et participent aux travaux extérieurs de l’éco-lieu comme le maraîchage, la rénovation… “Le travail sur le terrain ajoute quelque chose de concret” témoigne Veronika. “Quand les étudiants sont formés à la transition écologique, ils sont déprimés, ils ne voient pas de possibilité d’action” constate Léa Eynaud. “L’immersion dans un éco-lieu est un moyen d’expérimenter des solutions, de vivre la transition au quotidien” remarque-t-elle.

La formation phare est le “T-Campus”. Les étudiants vivent sur place durant 6 semaines et suivent des cours avec des spécialistes comme Alain Granjean, économiste co-fondateur du cabinet de conseil spécialisé dans la transition énergétique Carbone 4 ou encore la climatologue Marie-Antoinette Mélières auteure du livre “Climat : passé, présent, futur”. Le public ciblé est très large. Etudiants en césure, adultes en reconversion, salariés… L’objectif est d’“accompagner un questionnement sur la place que l’on veut dans la société” précise Léa Eynaud. Le tarif est variable en fonction du profil, à partir de 2500€, avec des possibilités de modulation pour les boursiers. Un certificat du Campus de la transition est délivré à la fin de la formation.

“Plus de radicalité”

Pendant ses trois semaines de volontariat, Veronika s’est pleinement immergée dans la vie du lieu, comme le font les étudiants du T-Campus. “C’est incroyable qu’autant de personnes arrivent à cohabiter sur place” s’enthousiasme-t-elle. C’est précisément la mutualisation des ressources qui, selon elle, rend le mode de vie plus durable. Bricolage, jardinage, achats alimentaires en gros et en vrac, auto-consommation, circuits très courts, lavage de la vaisselle à la chaîne pour économiser de l’eau, transports en commun… La vie collective a grandement inspiré Veronika. “Je voudrais au moins une vie avec plus d’alternatives et plus d’autosuffisance” explique-t-elle. “Maintenant, je vois que c’est possible” conclue-t-elle. 

Le campus de la transition accueille également des entreprises sensibles à la question écologique et qui “veulent aller plus loin, avec plus de radicalité”, des projets de recherche appliquée et des enseignants voulant faire évoluer leurs cours, explique Léa Eynaud. Cet engagement s’est traduit par le pilotage du “Manuel de la grande transition”, un livre blanc commandé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en 2019 pour fournir un socle commun de connaissances dans l’enseignement supérieur. “Nous souhaitons inscrire la transition écologique comme un fil rouge, un prisme dans lequel penser n’importe quelle discipline” précise Léa Eynaud, qui résume en quelques mots l’ambition du Campus de la transition : “embarquer tout le monde”. 

Fanny Breuneval

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