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Le coût des catastrophes climatiques en France pourrait doubler d'ici 2050

inondations riviere

Publié le 14 janvier 2022

ENVIRONNEMENT

Des sécheresses plus fréquentes, des inondations plus coûteuses et une facture qui pourrait doubler sur les trente prochaines années, si on prend le scénario le plus pessimiste. C’est le panorama que dresse la Fédération française de l’assurance (FFA) pour l’avenir. Le réchauffement climatique est l’un des facteurs aggravant. 

La facture totale des sinistres climatiques en France sur la période 2020-2050 pourrait doubler par rapport aux 30 années précédentes, estime la Fédération française des assurances (FFA) dans un nouveau rapport publié en fin d’année dernière. Ils représenteraient 143 milliards d’euros d’ici 2050 contre 69 milliards d’euros entre 1989 et 2019. Une tendance à la hausse qui a déjà démarré : nous sommes passés d’un coût annuel moyen d’un peu plus d’un milliard d’euros dans les années 1980 à plus de trois milliards au cours des cinq dernières années.  

Le réchauffement climatique serait responsable d’un tiers de l’augmentation. Son impact est d’autant plus élevé que la hausse des richesses a entraîné une augmentation de la “masse assurable”, donc plus de bâtiments et de biens susceptibles d’être détruits en cas de catastrophe. Cela compte pour un peu plus de la moitié de l’augmentation des sinistres. Plus à la marge, la hausse s’explique aussi par des événements extrêmes liés à la variabilité naturelle du climat et par la répartition des populations avec, par exemple, une concentration sur les bords des cours d’eau.

Des sécheresses plus fréquentes et des inondations plus coûteuses

Les sécheresses deviendront de plus en plus fréquentes et leur coût pourrait tripler, à 43 milliards d’euros en cumulé d’ici à 2050. Les inondations, “de plus en plus fréquentes et de plus en plus coûteuses“, selon la FFA, verraient leur charge augmenter de 81 %, à 50 milliards d’euros. Quant aux tempêtes et submersions marines, le montant des sinistres pourrait augmenter de respectivement 46 % et 133 %, pour atteindre 46 et 4 milliards d’euros. 

Toutes ces hypothèses ont été fondées sur un scénario pessimiste, conduisant à un réchauffement de 4°C d’ici à 2100 par rapport à la période pré-industrielle, donc bien au-dessus de l’objectif de 1,5°C de l’Accord de Paris. Depuis plusieurs années, les tarifs des réassureurs mondiaux, qui assurent les assureurs, notamment face aux grands risques, n’ont cessé d’augmenter pour faire face à des catastrophes de plus en plus fréquentes.    

2021, 4e année la plus coûteuse au niveau mondial

Rien que pour l’année 2021, le coût des catastrophes naturelles au niveau mondial a été évalué à 250 milliards de dollars, selon Swiss Re. Une hausse de 24 % par rapport à l’année précédente. La facture pour les assureurs est, elle, évaluée à 105 milliards de dollars, en hausse de 17 % par rapport à l’année précédente, indique le réassureur suisse dans un communiqué. 2021 est ainsi la quatrième année la plus coûteuse pour les compagnies d’assurances depuis 1970 pour couvrir les frais engendrés par des catastrophes naturelles, précise-t-il.

La catastrophe naturelle la plus coûteuse pour les assureurs en 2021 a été la tempête Ida, qui a notamment entraîné des inondations à New York, pour laquelle la facture pour les assureurs est estimée aux alentours de 30 à 32 milliards de dollars. En Europe, ce sont les inondations de juillet en Allemagne et en Belgique qui ont été les plus coûteuses, entraînant une facture de 13 milliards de dollars pour les assureurs et 40 milliards de dollars de pertes économiques.

Concepcion Alvarez @conce1 avec AFP

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