La COBEL Academy propose des Webinaires & Master Class

Le gouvernement promet de « faire de l’endométriose un enjeu de santé au travail national »

Après le rapport remis en janvier à Emmanuel Macron, le gouvernement a présenté, le 14 février 2022, la « stratégie nationale de lutte contre l’endométriose ». Plusieurs ministères doivent s’impliquer, dont celui du travail. Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État en charge de la santé au travail a partagé une feuille de route avec plusieurs objectifs. « Des solutions existent, déclare-t-il, à travers notamment des aménagements de poste, pour permettre à ces femmes de concilier leur état de santé et leur travail. »

« Faire de l’endométriose un enjeu de santé au travail national » est le premier objectif promis par le secrétariat d’État à la santé au travail. L’idée est d’intégrer l’endométriose dans l’axe « prévention de la désinsertion professionnelle » du PST 4.

Second objectif affiché : « communiquer et former les différents acteurs sur les conséquences de l’endométriose au travail ». Cela commencerait par la formation des médecins du travail à la connaissance de l’endométriose et le développement d’un « kit de sensibilisation » pour « tous les acteurs de l’entreprise », accompagné d’une « boîte à outils » pour inciter les entreprises à mettre en place « télétravail, aménagement de poste, horaires assouplis, aménagement raisonnable ». En outre, un Mooc serait créé, à destination des managers.

Le gouvernement voudrait aussi promouvoir une « charte endométriose et emploi », précisant que ce serait « sur le modèle de la charte cancer et emploi de l’Inca », afin de « créer, parmi les signataires, des clubs employeurs pour échanger sur les bonnes pratiques ».

Le ministère chargé de l’égalité femmes-hommes précise quelques possibilités de « bonnes pratiques » : « employeurs accordant des jours de congés, rémunérés ou non, sans justificatif (congé menstruel) ou des aménagements alternatifs : horaires flexibles, espaces de repos, télétravail, temps dédié pour des consultations gynécologiques, etc. »

En France, l’endométriose touche entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en âge de procréer, soit 1 femme sur 10. La maladie a également un impact économique : les coûts directs (prise en charge médicale) et indirects (liés aux répercussions de la douleur chronique, dont les arrêts de travail) sont estimés à près de 10 milliards d’euros.

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article