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Le “hacking” de Paris pour l’innovation sociale et urbaine

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Un hacking à l’Hôtel de ville de Paris ? Pas d’inquiétude pour la maire Anne Hidalgo, aucune rançon n’a été exigée. Le “hacker” était connu de la maison : l’agence Paris & Co a investi l’immense salle des fêtes et les salons attenants, ce 21 septembre, pour provoquer la rencontre de plus de mille entrepreneurs à impact. Directrice de l’Urban Lab, « le laboratoire d’expérimentation urbaine de Paris&Co », Marion Apaire a répondu aux questions de Mediatico.

Paris&Co, qui se définit comme « l’agence de développement économique et d’innovation de Paris et de la métropole », est une structure d’incubation soutenue par la municipalité. En son sein, l’Urban Lab a pour mission « d’agir avec les entrepreneurs pour transformer la cité », explique Marion Apaire.

100 structures par an

La communauté d’entrepreneurs est particulièrement large et n’est pas excluante. Elle va « des collectivités qui innovent, aux start-ups et aux structures de l’innovation sociale, en passant par les associations et les coopératives ». Ainsi, l’Urban Lab, autrement dit le pôle Ville durable de Paris & Co, accompagne à lui seul près d’une centaine de start-ups chaque année, tandis que l’agence Paris & Co, dans sa totalité, revendique 500 entreprises accompagnées par an.

Les résultats de cet accompagnement sont probants, se félicite Marion Apaire : 95% des start-ups accompagnées depuis la création de l’Urban Lab existent encore aujourd’hui. « Une fois qu’une start-up a intégré la communauté, elles font partie de la famille. Nous avons ainsi une communauté d’alumnis qui fonctionne et qui a de l’intérêt », se réjouit-elle.

Évaluer tous les impacts

Durant leur accompagnement, l’Urban Lab propose aux structures une mesure de leur impact social et environnemental, avec un « ensemble d’outils pour mesurer les externalités positives et négatives » de leur projet ou de leur activité. Et pas question de se contenter de mesures quantitatives sans disposer aussi d’indicateurs qualitatifs, car les chiffres ne disent pas tout. Par exemple, « la création de 1.000 emplois peut sembler positive, mais il faut les qualifier et vérifier s’ils ne sont pas précaires, s’ils sont vraiment inclusifs. Nous adaptons donc les indicateurs au contexte », poursuit-elle.

« Pour trouver les bons indicateurs, il s’agit de travailler main dans la main », conclut la directrice de l’Urban Lab. Et de prendre un dernier exemple, celui du travail réalisé en coopération avec EDF, pour qui l’Urban Lab a créé « une grille spécifique pour évaluer l’impact des projets qu’ils soutiennent ». Comme quoi, la mesure d’impact s’adresse également à de grandes entreprises.

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