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Le label achats responsables doit devenir un levier de performance pour les entreprises

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Publié le 09 avril 2021

ENTREPRISES RESPONSABLES

Le label Achats responsables développé depuis une dizaine d’année par le médiateur des entreprises va être revu pour accroître son influence dans la transformation des chaînes d’approvisionnement. L’objectif est d’inciter les entreprises à s’en saisir grâce à un parcours de labellisation et une plus grande implication de l’Etat. Pour le médiateur des entreprises, c’est une question de compétitivité. 

Les labels de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) sont en pleine restructuration. Un nouveau rapport se concentre spécifiquement sur la réforme du label “Relations fournisseurs et achats responsables” (RFAR). Il a été remis à remis à Olivia Grégoire, secrétaire d’État en charge de l’Économie sociale, solidaire et responsable. Créé en 2012, il s’agit du seul label d’État sur les questions de RSE. Mais il peine encore à trouver son public : à ce jour, il n’a séduit à ce jour qu’une cinquantaine d’entreprises.

Le médiateur des entreprises, Pierre Pelouzet entend mettre fin à cette sous-utilisation en le rendant plus accessible. “Le label est très exigeant mais il a de bons atouts comme son application à des entreprises de différentes tailles et ses critères larges, qui englobent la relation fournisseurs comme l’environnement“, précise-t-il. Pour inciter les entreprises à davantage s’engager dans la démarche, il préconise la mise en place d’un “parcours“. Les entreprises volontaires seront d’abord incitées à signer la Charte achats responsables, qui réunit déjà plus de 2 000 organisations mais qui va être revue, puis à utiliser un nouvel outil d’autodiagnostic et enfin à obtenir le label, qui sera graduel (bronze, argent et or).

Un levier de compétitivité

L’État doit aussi servir de moteur à travers la commande publique. Le rapport recommande ainsi au gouvernement de se fixer l’objectif de 80 % des achats labellisés d’ici fin 2022. “Nous avons le soutien de Bercy et un engagement de plusieurs gros ministères. Outre l’indispensable exemplarité de l’État, les achats publics ont un fort levier d’entraînement. Nous le voyons avec le ministère des Armées. Lui-même labellisé, il a intégré une clause d’incitation à la labellisation dans ses appels d’offres. Cela a essaimé chez Thales, Safran ainsi que dans des PME à travers la Fédération nationale des fabricants de fournitures administratives civiles et militaires“, note Pierre Pelouzet.

Derrière le développement de ce label, c’est la compétitivité des entreprises qui est en jeu, assure le médiateur des entreprises. “La responsabilité sociétale est devenue incontournable. L’intégrer dans la fonction achat peut vraiment contribuer à diffuser de la performance dans les chaînes d’approvisionnement surtout en ce moment critique de sortie de crise et d’accompagnement de la relance“, souligne Pierre Pelouzet.

Les entreprises françaises ont déjà des bases fortes sur les achats responsables, assure le médiateur des entreprises. Mais elles doivent le rendre plus visible. La réforme du label devrait permettre de développer leur volume – 120 milliards d’euros annuel à ce jour – comme leur valorisation dans la performance ESG (environnement, social et gouvernance) des entreprises.

Béatrice Héraud, @beatriceheraud

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