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Le PNUD pour un revenu universel provisoire en soutien des femmes en difficulté


Le PNUD pour un revenu universel provisoire en soutien des femmes en difficulté

Journée de discours et de déclarations grandiloquentes, le 8 mars pourrait aussi être un déclic pour passer à l’action. Et notamment pour l’aspect le plus flagrant des injustices entre les hommes et les femmes à savoir le rapport à la pauvreté. « Plus durement frappées par la pandémie, les femmes perdent leurs sources de revenus et quittent le marché du travail à un rythme accéléré. Elles assument également une plus grande part du travail consistant à prendre soin d’autrui. Un revenu minimum provisoire apporterait une sécurité financière à court terme, ce qui ouvrirait la voie à des investissements futurs pour réduire les inégalités systématiques entre les hommes et les femmes, selon les conclusions du PNUD publiées à l’approche de la Journée internationale de la femme » propose l’agence qui dépend des Nations Unies. 

 

Le plus surprenant dans cette proposition tient au fait que la mesure semble accessible. Avec seulement 0,07% du PIB des pays en développement, ce qui équivaut à 51 milliards d’euros en parité de pouvoir d’achat, 613 millions de femmes pauvres en âge de travailler pourrait sortir de la précarité. « Une allocation budgétaire nominale visant à aider pour les six prochains mois les femmes qui sont dans des situations désespérées leur permettra également de maîtriser davantage leur existence du point de vue financier » ajoute le PNUD.

« Les gouvernements peuvent agir dès maintenant, en redirigeant chaque mois seulement 0,07 % de leur PIB directement vers les femmes en grande détresse socio-économique, car un revenu minimum mensuel pourrait être un gage de survie en ces temps sans précédent. Un investissement aussi significatif aurait non seulement l’avantage d’aider les femmes et leur famille à surmonter l’épreuve de la pandémie, mais aussi d’autonomiser les femmes afin qu’elles puissent prendre des décisions indépendantes concernant l’argent, les moyens de subsistance et les choix de vie » estime le responsable de l’organisation onusienne, Achim Steiner.

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