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Le premier satellite en bois va bientôt s’envoler vers l’espace

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Publié le 30 juin 2021

ENVIRONNEMENT

Aller là où aucun arbre n’a jamais posé sa racine. C’est l’un des exploits que va réaliser Wisa Woodsat, le premier satellite quasiment entièrement en bois. L’objectif est de tester la résistance et la fiabilité de cette matière, et en particulier du contreplaqué. Le lancement prévu pour la fin de l’année 2021 permettrait d’envisager un espace un peu plus vert.

L’orbite de la Terre porte une constellation de satellites destinés à surveiller notre planète, assurer nos télécommunications ou surveiller le climat. Bientôt, parmi les environ 2 000 appareils actifs autour de nous, l’un d’entre eux va se distinguer. Baptisé Wisa Woodsat, il sera constitué presque exclusivement de bois, et même plus précisément de contreplaqué.

Ce projet d’origine finlandais par la société Artic Astronautics a été mené avec UPM Plywood et Huld. “Wisa Woodsat est fait de contreplaqué et il porte un message profond de remplacement des fossiles par des matériaux renouvelables à base de bois“, assure Ari Voutilainen, chef de projet spatial pour UPM Plywood. “Houston, nous avons une solution”, ajoute-t-il, parodiant le célèbre Houston, on a un problème“, lors de la mission Apollo 13.

Bois et aluminium

Selon l’agence spatiale européenne (ESA), il devrait décoller en fin d’année 2021 et être placé en orbite à 500 kilomètres d’altitude. Il s’agit d’un cube standardisé de 10 centimètres de côté. Si la majeure partie est en bois, une fine de couche d’aluminium recouvrira l’ensemble. Le bois devra être soumis au vide afin d’être séché au maximum, et éviter un dégazage une fois dans l’espace qui le ferait se déplacer aléatoirement.

Le premier élément que nous embarquons est un capteur de pression, qui nous permettra d’identifier la pression locale dans les cavités embarquées dans les heures et les jours suivant la mise en orbite. Il s’agit d’un facteur important pour la mise sous tension des systèmes à haute puissance et des antennes radiofréquence, car de petites quantités de molécules dans la cavité peuvent potentiellement leur causer des dommages“, explique Riccardo Rampini, en charge de la physique et chimie des matériaux à l’ESA, dans un communiqué.

Ludovic Dupin, @LudovicDupin

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