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Le retard de la France sur les énergies renouvelables va lui coûter plusieurs centaines de millions d’euros

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Publié le 25 novembre 2022

Le retard de la France en matière d’énergies renouvelables va lui coûter plusieurs centaines de millions d’euros. En 2020, le pays était le seul à ne pas avoir tenu ses objectifs. Des objectifs contraignants qui poussent la France à négocier avec les bons élèves européens pour leur racheter leur surplus… au risque d’écoper d’une amende.

En 2020, la France était le seul pays européen à ne pas avoir rempli ses objectifs en matière d’énergies renouvelables, atteignant péniblement le seuil de 19% de renouvelables dans son mix énergétique au lieu de 23%. Le problème, c’est que ces objectifs sont contraignants. La France est donc tenue de rattraper en quelque sorte cet écart, qui représenterait 63 térawattheures, en rachetant aux bons élèves de l’Union européenne leur “surplus”.

La France est en négociation pour acheter “des mégawatts statistiques à l’Italie et à la Suède”, a précisé Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique, devant les députés réunis en commission le lundi 21 novembre. La somme de 500 millions d’euros avait été évoquée par la ministre lors du colloque annuel du syndicat des énergies renouvelables (Ser) fin septembre. Il figurait aussi dans son discours écrit face aux députés, mais n’a pas été repris à l’oral. Selon son entourage, le montant final serait bien “de l’ordre de quelques centaines de millions d’euros”. Le cas échéant, si ces discussions n’aboutissaient pas, une amende pourrait être prononcée.

Des écarts importants à combler pour tenir les objectifs de 2023

Et malgré cette épée de Damoclès qui pèse sur la France, le pays n’est toujours pas sur la bonne trajectoire en matière de renouvelables. Au 30 juin, le parc éolien français atteignait une puissance de 20 gigawatts (GW). L’objectif du pays est d’atteindre 24,1 GW d’électricité éolienne d’ici fin 2023. Du côté du solaire photovoltaïque, la puissance atteint 15,2 GW, contre un objectif de 20,1 GW à fin 2023. Les écarts à combler restent donc importants.

Pour y arriver, le gouvernement porte un projet de loi d’accélération des énergies renouvelables, qui va arriver à l’Assemblée nationale le 5 décembre prochain. En première lecture, début octobre, le Sénat a largement adopté le texte. Il a finalement renoncé à un droit de “veto” des maires sur l’implantation d’énergies renouvelables, au profit d’un dispositif plus global reposant sur le choix par les communes de “zones propices” à l’installation de renouvelables. La disposition prévoyant d’introduire une distance minimale de 40 kilomètres des côtes pour un projet d’éolien en mer a également été supprimée.

En février dernier, dans son discours de Belfort, Emmanuel Macron avait fixé l’objectif d’installer d’une cinquantaine de parcs éoliens offshore en France d’ici à 2050. Le chef de l’État a, en revanche, mis le frein sur l’éolien terrestre, avec un doublement de la capacité actuelle non plus sur dix mais trente ans. Il a aussi annoncé la multiplication par dix de la puissance solaire installée d’ici à 2050 et une relance du nucléaire avec la construction de six réacteurs EPR2 à l’horizon 2035.

Concepcion Alvarez @conce1

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