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L’éco-score, le nouvel indicateur d’impact environnemental

Qu’est-ce que l’éco-score, le nouvel indicateur d’impact environnemental des produits et services ? On fait le point.

Le projet de loi Climat et Résilience adopté début mai en première lecture par l’Assemblée Nationale valide la création d’un éco-score pour afficher l’impact sur l’environnement de certains produits et services à titre expérimental. De quoi s’agit-il au juste ? On fait le point.

L’”affichage environnemental” : en quoi ça consiste ?

À l’image du “nutri-score” déjà instauré pour les produits alimentaires, l’éco-score consiste en une note entre A (impact le plus faible) et E (le plus élevé) affichée sur les produits ou services, en rayonnage ou sur internet, calculée sur l’ensemble du cycle de vie du produit ou du service, suivant un référentiel. Il se base aussi sur une identité graphique simple permet de comparer les produits entre eux et de faire un choix éclairé au moment de l’achat.
Une idée qui n’est pas nouvelle puisque l’ADEME proposait une initiative similaire en 2020.

Cet étiquetage a deux objectifs :

  • Informer le consommateur de l’empreinte carbone d’un produit, dans le but de guider son choix vers des achats à faible impact environnemental ;
  • Encourager les industriels à rendre leurs produits plus vertueux, à initier et valoriser leurs démarches d’éco-conception par la connaissance précise des impacts environnementaux de leurs produits.

L’éco-score validé par les députés

La mise en place de l’affiche environnemental sur certains produits et services a été récemment approuvée par les députés, dans le cadre de l’article 1er du projet de loi Climat et Résilience, avec une entrée en vigueur prioritaire pour le secteur de l’habillement et du textile, seconde industrie la plus polluante au monde.

D’abord en phase expérimentale pour une durée maximale de cinq ans, cet affichage pourra ensuite être rendu obligatoire selon les secteurs, sur décision de l’exécutif. Les modalités de ces expérimentations seront précisées par décret.

Par ailleurs, l’amendement d’Eric Bothorel a été adopté, proposant de mettre à disposition en open data (données ouvertes) l’affichage de l’impact environnemental des produits concernés.

Une première pierre posée dans le secteur de l’alimentation

Plusieurs plateformes n’ont pas attendu le législateur pour annoncer cette nouvelle fonction d’éco-score. Un collectif d’acteurs composé de La Fourche, Yuka, FoodChéri, Seazon, Marmiton, Etiquettable, Open Food Facts, ECO2 initiative, ScanUp et Frigo Magic proposent l’affichage environnemental sur leurs plateformes. Cela dans le but d’aider le consommateur à comprendre en un clin d’oeil l’impact environnemental d’un produit.

Mais là où le nutri-score a été conçu par une équipe de chercheurs sur la base de publications scientiques, et déployé par une agence publique (Santé publique France), l’éco-score est une initiative privée.

Pour établir cet indicateur, ses promoteurs se sont appuyés sur les Analyses de Cycle de Vie des produits (ACV) réalisées par des experts de l’ADEME et agrégées dans la base Agribalyse. Elles comprennent les impacts environnementaux calculés au cours de la vie du produit selon 13 indicateurs. Le résultat est pondéré par un système de bonus / malus pour rendre compte des critères d’origine, de saisonnalité ou de modes de production, des données non prises en compte dans l’ACV. Le score final sur 100 points est ensuite synthétisé par une lettre entre A et E.

C’est donc un premier pas concret en matière d’affichage environnemental et le récent vote des députés pour valider la mise en place de l’éco-score devrait accélérer les choses en la matière. Les initiateurs de l’éco-score n’excluent d’ailleurs pas de voir à terme de voir leur indicateur converger avec un affichage environnemental encadré par les pouvoirs publics.

Photo by Mehrad Vosoughi on Unsplash

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