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L’économie circulaire explose les compteurs des levées de fonds

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Publié le 12 avril 2022

Les start-ups vertes attirent de plus en plus les investisseurs. Plus de 2,2 milliards d’euros ont été investis dans le capital de ces jeunes pousses en 2021, presque le double de l’année précédente. Les énergies renouvelables ne sont plus le seul secteur porteur des “cleantechs”, qui tendent à se diversifier. Avec la levée de fonds record de 450 millions d’euros de Back Market, l’économie circulaire devient désormais un domaine particulièrement attractif.

C’est un “réel changement d’échelle” pour les CleanTechs, déclare Sophie Paturle, managing partner chez Demeter IM et présidente de la commission climat de France Invest, l’association des investisseurs en capital. Les fonds d’investissement français n’ont jamais autant investi dans ce secteur qu’en 2021. Ils ont misé plus de 2,2 milliards d’euros dans le capital ces start-ups spécialisées dans des technologies vertes, soit presque le double de l’année précédente (1,1 milliard d’euros). Les sociétés de capital-investissement, qui financent les start-ups en prenant une participation dans leur capital, se précipitent sur ces sociétés qui proposent des solutions aux enjeux environnementaux.

Le secteur des énergies renouvelables rafle traditionnellement la grande majorité des financements des acteurs du capital-investissement. Mais cette année, l’économie circulaire est venue bousculer l’ordre établi. La levée de fonds de 726 millions d’euros en deux fois de Back Market, le spécialiste du reconditionnement du matériel électronique, a propulsé le secteur au premier rang.

Preuve de la rentabilité

En tout, 837 millions d’euros ont été investis dans 26 opérations. “L’économie circulaire souffrait jusqu’alors d’une concurrence directe entre la matière recyclée et la matière vierge. Aujourd’hui, si on considère qu’il faut rémunérer le prélèvement des ressources sur la nature pour les services qu’elle rend, le recyclage devient économiquement beaucoup plus pertinent“, souligne Sophie Paturle.

Les technologies vertes intéressent de plus en plus les investisseurs, en premier lieu parce qu’elles font la preuve de leur rentabilité. “Le premier exemple, c’était les énergies renouvelables, rappelle Sophie Paturle. Quand chez Demeter, nous avons commencé à investir dans le solaire, nous avons rencontré beaucoup de scepticisme, or le secteur est sorti de sa dépendance aux subventions et cela a marché encore plus vite que prévu“.

Suivre les tendances de la société

Le secteur de l’efficacité énergétique connaît le même parcours, l’augmentation du prix de l’énergie lui donnant actuellement des ailes. C’est le cas également des secteurs de l’AgTech (technologies pour l’agriculture) ou de l’économie circulaire. D’autant que ces secteurs suivent une tendance profonde de la société. “Ces technologies nous permettent d’avoir des modes de vie et de consommation beaucoup plus sobres, confie Sophie Paturle. On est poussé par les jeunes générations qui veulent vivre autrement“.

Autre tendance observée par France Invest, les start-ups s’orientent de plus en plus vers des modèles industriels, avec des usines développées sur le territoire français. Et les investisseurs en capital, traditionnellement frileux face à ces opérations risquées, les suivent. Ynsect, qui produit des protéines à partir d’insectes pour l’alimentation animale, a levé près de 400 millions d’euros pour construire une usine près d’Amiens. Aledia a de son côté levé plus de 80 millions d’euros pour lancer la production près de Grenoble de sa technologie de microLED pour les écrans d’ordinateur ou de smartphone.

Arnaud Dumas, @ADumas5

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