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L’enjeu sous-estimé de la santé mentale des athlètes



Creative Commons - Pixabay

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Si l’on s’intéresse naturellement aux pépins physiques des sportifs de haut niveau, on néglige trop souvent leur santé mentale. Dans une interview au « Monde », l’ancien footballeur Vincent Gouttebarge qui préside le groupe de travail sur la santé mentale du Comité international olympique (CIO) alerte sur ce sujet. « La parole sur la dépression a commencé à se libérer chez les sportifs il y a une dizaine d’années. En 2012, le nageur australien Ian Thorpe fut l’un des premiers à s’en ouvrir après avoir pris une retraite prématurée à 24 ans, en 2006. Une autre superstar de la discipline, l’Américain Michael Phelps – le sportif le plus titré et le plus médaillé de l’histoire des Jeux olympiques –, a attendu d’avoir quitté les bassins en 2016 pour franchir le cap de la verbalisation. Il milite depuis au travers de sa fondation pour la défense de la santé psychologique des athlètes » explique-t-il.

Soulignant les nouveautés mises en place par le CIO pour accompagner les sportifs et détecter les troubles psychiques, Vincent Gouttebarge insiste sur la nécessité de prendre conscience des dégâts que les troubles psychologiques peuvent causer : « Aucune discipline n’est épargnée. Le Brésilien Gabriel Medina, triple champion du monde de surf, a annoncé fin janvier faire une pause des compétitions pour prendre soin de sa santé mentale. Avant lui, les basketteurs DeMar DeRozan et Kevin Love ont brisé le tabou en reconnaissant publiquement leur dépression, en 2018. En 2019, le cycliste allemand Marcel Kittel a pris sa retraite à 31 ans pour « épuisement ». L’as britannique du sprint Mark Cavendish avait quant à lui annoncé en 2018 qu’il allait prématurément mettre sa carrière en pause. Le Néerlandais Tom Dumoulin a, lui, arrêté en 2021. » Au-delà des carrières brisées, ce sont des vies qui peuvent être gâchées avec des séquelles durables.

Lire en intégralité l’interview de Vincent Gouttebarge pour « Le Monde »

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