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Les cinq bonnes nouvelles à retenir de l’année 2022

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5bonnes nouvelles 2022 Lucien Gillet Ina Fassbender STR AFP Extinctio Rebellion

Publié le 31 décembre 2022

Entre la guerre en Ukraine, l’inflation galopante et l’accélération du dérèglement climatique, l’année 2022 restera marquée par une accumulation de désastres. Quelques éclaircies ont néanmoins pointé le bout de leur nez pendant l’année. Accord inespéré à la COP15 Biodiversité, irruption de la sobriété dans le débat public, réduction de la publicité dans les villes… Novethic a sélectionné cinq bonnes nouvelles pour bien finir l’année.

1) Les deux COP, sur le climat et la biodiversité, parviennent chacune à un accord

C’est une victoire pour les pays du Sud, remportée lors de la COP27 de Charm el-Cheikh, en Égypte. 196 pays se sont mis d’accord pour créer un fonds dédié aux pertes et dommages qui financera les dégâts irréversibles causés par le changement climatique dans les pays les plus vulnérables. Cette avancée a cependant été entachée par le manque d’ambition des États en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Quelques semaines plus tard se déroulait la COP15 sur la biodiversité, au Canada. Repoussée plusieurs fois en raison du Covid, elle a également abouti à un accord pour préserver la nature. L’Accord Kunming-Montréal valide notamment l’objectif de protéger 30% des terres et des mers d’ici 2030. 

2) Plusieurs villes françaises décident de réduire la publicité

La hausse des prix de l’énergie cette année a conduit de nombreuses villes à couper les écrans publicitaires lumineux. Le gouvernement a même pris le relais en interdisant les panneaux lumineux une partie de la nuit. Mais un mouvement plus vaste a été initié dans des agglomérations comme Lyon, Bègles ou Nantes, et il s’est amplifié cette année. Les maires de ces villes réduisent le nombre de publicités en centre-ville afin de lutter contre le consumérisme à tout va. Outre la facture énergétique, c’est également l’impact de la surconsommation sur l’environnement et le climat que ces villes tentent de réguler.

3) La France se retire du Traité sur la charte de l’énergie

Signé au début des années 90, le Traité sur la charte de l’énergie (TCE) permet aux investisseurs d’attaquer un État qui change sa politique énergétique dans un sens contraire à leurs intérêts. Plusieurs pays européens ont ainsi été poursuivis en justice et ont dû s’acquitter de sommes faramineuses. En octobre, la France a annoncé sa décision de se retirer de ce traité, accusé de freiner la transition vers des énergies bas carbone. L’Italie l’avait déjà fait en 2016 et d’autres États membres envisagent d’en sortir prochainement. La pression pèse désormais sur la Commission, qui défend une modernisation du TCE plutôt qu’une sortie pure et simple.

4) Les étudiants qui bifurquent commencent à faire bouger les grandes écoles

La fin de l’année scolaire 2022 a été marquée par un mouvement de “bifurcation” des étudiants des grandes écoles françaises. Initié par les jeunes diplômés d’AgroParisTech, qui accusent leur formation de “participer aux ravages sociaux et écologiques en cours”, le mouvement a rapidement fait tache d’huile. Des étudiants des écoles normales supérieures, de HEC ou Polytechnique ont aussi fait part de leur colère contre des formations qui ne prennent pas en compte le risque climatique. Certaines écoles semblent cependant avoir entendu leurs élèves. L’école des Mines a ainsi modifié sa grille de cours pour y inclure la transition énergétique ou encore un parcours sur la biodiversité. 

5) La sobriété fait une entrée fracassante dans le quotidien des Français

C’est contraint et forcé par la crise énergétique que les ménages, les entreprises et les administrations ont dû revoir leurs modes de consommation cette année. Une idée aura toutefois fait son chemin, celle de la sobriété qui permet de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Elle avait déjà été défendue par plusieurs organismes. Entre le rapport du Giec, celui de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ou encore l’Ademe, tous ont souligné l’importance de la sobriété comme moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre. La hausse des prix de l’énergie et les difficultés d’approvisionnement causées par la guerre en Ukraine ont accéléré la prise en compte d’un concept qui était jusqu’alors éclipsé par les impératifs de croissance.

Arnaud Dumas, @ADumas5

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