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Les cliniques vétérinaires, lieux de circulation de bactéries résistantes aux antibiotiques

Les scientifiques se sont intéressés à la résistance à deux antibiotiques d’importance critique pour l’Homme : les céphalosporines et les carbapénèmes. Lors de leur admission, 4,8 % des chiens étaient porteurs de bactéries résistantes à l’un de ces antibiotiques. Ils étaient 24,8 % à la sortie. Des bactéries ou des gènes identiques ont été retrouvés chez des chiens n’ayant aucun contact direct ainsi que dans les locaux de la clinique. Ceci confirme leur transmission à cet endroit, soit via l’environnement soit par le personnel soignant. « Le rôle des hôpitaux dans la transmission des bactéries et des gènes de résistance est bien connu chez l’être humain, il est moins étudié chez les animaux. », indique Jean-Yves Madec, chef de l’unité antibiorésistance et virulence bactériennes du laboratoire de Lyon et co-auteur de l’étude.

Les carbapénèmes n’étant pas autorisés pour les chiens, les bactéries résistantes à cet antibiotique ont, selon toute vraisemblance, été initialement transmises par un être humain. De même, les chiens porteurs de ces bactéries résistantes pourraient à leur tour les transmettre à leurs propriétaires. Ces résultats rappellent que la lutte contre l’antibiorésistance passe aussi par l’application de mesures pour prévenir la transmission de bactéries entre les animaux et des animaux à l’être humain (et vice-versa). L’une de ces mesures est le lavage des mains systématique après avoir touché un animal, et d’autant plus lorsque celui-ci revient d’une hospitalisation ou est sous traitement antibiotique.

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