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Les contours de la formation aux enjeux écologiques des députés et hauts fonctionnaires se précisent

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assemblee nationale THOMAS SAMSON AFP

Publié le 02 octobre 2022

ENVIRONNEMENT

Après les ministres et les journalistes, c’est désormais au tour des députés et hauts-fonctionnaires de recevoir leurs plans de formation aux enjeux de la transition écologique. Les députés volontaires avaient suivi une formation éclair peu après leur élection, ils vont désormais recevoir un programme de formations plus complet, tout comme les 25 000 cadres de la fonction publique d’État. 

Les élus s’apprêtent à faire leur rentrée des classes ! En effet le 19 octobre, les députés vont commencer leur cycle de formation aux enjeux écologiques pour acquérir “un socle de connaissances partagées“, a indiqué Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale. En juin dernier, plus de 150 députés avaient déjà pu bénéficier d’une formation expresse sur les enjeux environnementaux. 

Pour le 19 octobre, l’Assemblée prévoit une conférence inaugurale suivie d’ateliers thématiques. Ces enseignements seront dispensés par la paléo-climatologue et membre du Giec Valérie Masson-Delmotte, l’écologue Philippe Grandcolas ou encore l’économiste du climat Céline Guivarch. Cette rencontre “ne sera qu’une première étape d’un cycle de formations“, de sorte que “la formation des députés, mais aussi des personnels et collaborateurs travaillant dans l’institution, s’inscrive dans la durée“, poursuit la présidence de l’Assemblée.

L’élue de la majorité (Renaissance) est à l’origine de ces formations qui ont aussi pour but d'”améliorer la prise en compte des enjeux environnementaux dans le travail parlementaire”, précise l’Assemblée nationale. Un groupe de travail composé de 14 députés de tous bords sera chargé de proposer “des pratiques environnementales exemplaires”, pour contribuer à façonner une “Assemblée verte et vertueuse“.

“Mieux identifier les actions à conduire”

Il se réunira pour la première fois le 6 octobre. Le premier chantier portera sur la recherche de “mesures immédiates” pour “éviter des coupures énergétiques cet hiver“, ainsi que sur un “plan de transition énergétique à moyen et long terme” d’ici fin février 2023, afin de réduire les consommations de 60 % d’ici 2042. Enfin, un “plan de transition écologique” devra être remis d’ici juin 2023, sur la réduction des déchets, le verdissement du transport des députés, personnels et collaborateurs, et encore sur la promotion d’une alimentation saine et durable.

Les députés ne sont pas les seuls concernés puisque le ministère de la fonction publique s’apprête également à présenter, à la mi-octobre, un vaste plan de formation à destination des 25 000 cadres de la fonction publique d’État dans un premier temps. “La maîtrise des enjeux liés à la transition écologique permettra ainsi aux agents de l’État de mieux identifier les actions à conduire en priorité sur le terrain. Elle permettra aussi de faire de l’action publique une force motrice au service de la réalisation de la planification écologique dans toute la société“, précise le ministère.

Au moins 20 heures de formation

Nous portons ces sujets depuis des mois et nous percevons aujourd’hui un réel intérêt pour cet enjeu”, se réjouit Adam Forrei, responsable du Lierre, collectif qui œuvre à la transition écologique de la fonction publique. Le responsable affirme que Le Lierre et son associé, le Shift Project, “resteront vigilants sur le contenu de la formation proposée“. En effet, à la rentrée, Valérie Masson Delmotte, climatologue du Giec, a fait une intervention devant les membres du gouvernement pour les “former” aux rouages du réchauffement climatique. L’intervention de deux heures à l’Elysée a été saluée mais jugée insuffisante pour comprendre les enjeux et agir en conséquence.

Les appels à la formation des élus et fonctionnaires, qui ont initialement été émis par la société civile, préconisent en effet au moins 20 heures de formation. En mai dernier, une vingtaine de personnalités, dont le réalisateur Cyril Dion, le psychologue Boris Cyrulnik, l’activiste Camille Étienne, ou encore la sociologue Dominique Meda, avait ainsi appelé les ministres et élus à se former pour que leurs décisions ne puissent plus ignorer les faits scientifiques concernant le changement climatique et la perte de biodiversité.

À l’initiative de Flora Ghebali, entrepreneure et auteure de “Ma génération va changer le monde”, cet appel vise à pouvoir reproduire ce qui a fonctionné pour la Convention citoyenne pour le climat. Les 150 Français tirés au sort avaient eux-mêmes suivi une telle formation et s’étaient finalement accordés sur des mesures écologiques particulièrement ambitieuses.

Mathilde Golla @Mathgolla avec AFP

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