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Les hésitations continuent sur le captage et stockage des émissions de CO2


Il faut bien sur limiter le problème à la source et diminuer les émissions de CO2. Mais une fois que le gaz polluant a été produit, avoir une solution pour limiter son impact est utile. Raison pour laquelle les programmes de recherches et d’investissement sur les technologies de captation et de stockage de CO2 se multiplient. En piégeant le gaz puis en le stockant en sous-sol, l’idée est de limiter au maximum les émissions d’une usine ou d’un lieu de production. « Différents procédés permettent de récupérer le CO2. Le captage « postcombustion » – le plus mâture et le plus utilisé – consiste à « laver » les fumées émises par la combustion des ressources fossiles grâce à un solvant (généralement des amines, des composés azotés qui dérivent de l’ammoniac) qui capte le CO2. En moyenne, 90 % du CO2 des fumées est récupéré. Alors que ces installations sont très coûteuses et consomment des quantités importantes d’énergie, d’autres procédés ont été développés ou sont à l’étude (oxycombustion, combustion en boucle chimique, etc.) pour réduire le surcoût énergétique ou développer de nouveaux solvants » détaille Le Monde dans un long articlé dédié à ce sujet .

Pour éviter que le gaz ne remonte ou des problèmes environnementaux, les gaz captifs sont ensuite destinés à des grandes profondeurs dans des zones compatibles. Comme par exemple d’anciennes poches d’hydrocarbures vides. Mais la multiplication des investissements ouvrent de nouvelles portes comme la dissolution dans l’eau puis l’injection dans du basalte. Tandis que d’autres techniques permettent l’utilisation du CO2 recyclé, notamment pour exploiter des gisements d’hydrocarbures.

Connu depuis les années 1970, le stockage ou la réutilisation du CO2 n’ont pas révolutionné le secteur faute de démonstration de leur rentabilité. Un petit coup d’accélérateur a eu lieu en 2021 selon la filière qui avance le modeste chiffre de 71 installations sur les trois premiers trimestres. Ce qui pourrait changer la donne, explique Le Monde, c’est que les experts dans la lutte contre le réchauffement climatique prennent en compte cette technologie et soulignent la nécessité de retirer du CO2 de l’atmosphère pour atteindre les objectifs.

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