fbpx

Les lions ne seront plus élevés dans des fermes en Afrique du Sud pour servir de proies aux chasseurs

https://www.novethic.fr/fileadmin/Lion-chasse-afrique-du-Sud-Zlatimir-Stojanovic.jpg

Publié le 05 mai 2021

ENVIRONNEMENT

L’Afrique du Sud ne veut plus avoir l’image ternie par l’abattage de grands animaux pour le plaisir de quelques chasseurs. La ministre de l’environnement a annoncé la fin, entre autres, de l’élevage des lions. Une décision saluée par les défenseurs des animaux, mais qui soulève la colère de cet important secteur économique du pays. Aujourd’hui, il y a 8 000 à 12 000 lions en captivité dans le pays.

Régulièrement, une telle photo défraye la chronique, celle d’un chasseur armé d’un lourd fusil de chasse se tenant fièrement au-dessus d’un corps de lion tout juste abattu dans l’une des réserves d’Afrique du Sud. Inévitablement, ce cliché déclenche la colère sur les réseaux sociaux et jette l’opprobre sur le chasseur si fier de son trophée. Et pour chaque cas rendu public, combien d’abattages, pratiqués dans le cadre de ce lucratif business, restaient invisibles.

C’en est fini ! L’Afrique du Sud a annoncé dimanche 2 mai son intention d’interdire l’élevage de lions en captivité, que ce soit aux fins de chasse ou pour permettre aux touristes de caresser des lionceaux. En effet, les lions tués ne sont pas sauvages mais naissent dans des fermes à lions et ne sont libérés que pour le court instant d’une chasse. Pour les autorités, mettre fin à cette activité permettra de promouvoir une image plus “authentique” du pays.

Cette décision a été prise conformément aux recommandations d’une commission chargée par le gouvernement de se pencher sur les règles encadrant la chasse, le commerce et la captivité des lions, éléphants, rhinocéros et léopards. La commission préconise de “cesser et faire marche arrière sur la domestication et l’élevage en captivité des lions”, explique la ministre sud-africaine de l’Environnement Barbara Creecy.

3 500 lions à l’état sauvage

Nous ne voulons plus d’élevage en captivité, de chasse (d’animaux élevés) en captivité, de câlinerie (de lionceaux) en captivité, d’utilisation de lions en captivité“, a poursuivi la ministre, précisant que la commission demandait que la mesure soit “prise immédiatement pour faire cesser les interactions entre les touristes et les lions en captivité“. La décision, qui doit encore être traduite dans une loi, va probablement susciter l’opposition du très lucratif secteur de l’élevage des lions.

En Afrique du Sud, entre 8 000 à 12 000 lions sont élevés dans 350 fermes pour la chasse en enclos, le commerce des os, le tourisme ou les recherches scientifiques, selon les estimations d’associations. Le nombre est d’autant plus impressionnant qu’il ne subsiste plus que 3 500 lions à l’état sauvage dans le pays, selon l’ONG Endangered Wildlife Trust, basée en Afrique du Sud.

L’ONG international World Animal Protection a salué une décision “courageuse”. “C’est une victoire pour la faune sauvage”, qui va permettre que “les lions restent dans le milieu auquel ils appartiennent : la nature“, a estimé Edith Kabesiime, chargée de campagne Afrique de l’ONG.

Ludovic Dupin avec AFP

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article

Les dernières publications :