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Les salariés épuisés par la crise sanitaire aspirent au changement.

Épuisés par dix-huit mois de crise sanitaire, les salariés français aspirent à changer de vie. C’est la conclusion de la 8e vague du baromètre de la santé psychologique des salariés en période de crise*, réalisée par OpinionWay pour Empreinte Humaine. Selon ce cabinet spécialisé dans la promotion de la qualité de vie au travail (QVT) et la prévention des risques psychosociaux (RPS), la santé mentale des collaborateurs s’améliore légèrement avec le retour au bureau. Mais les indicateurs demeurent inquiétants.

Ainsi, 38 % des salariés interrogés se disent en situation de détresse psychologique (-6 points depuis mai dernier), dont 12 % en détresse psychologique élevée (-5 points). Ce qui reste considérable. Le taux de dépression nécessitant un traitement médicamenteux atteint 33 % (-3 points), 18 % des sondés présentant un risque de dépression sévère. Selon l’extrapolation du cabinet, 2,5 millions de salariés au total seraient en burnout (épuisement professionnel) sévère – soit 25 % de plus qu’en mai. Les managers sont les plus touchés.

De nouvelles attentes.

Le télétravail se maintient, sans être encore tout à fait installé. Selon l’étude, 46 % des salariés travaillent à distance (-4 points), dont 39 % en mode hybride (+11 points) et 7 % en télétravail complet. Il est d’ailleurs intéressant de noter que sept télétravailleurs sur dix réclament plus de clarté sur leurs droits et leurs devoirs. Ils sont autant à penser que le droit doit s’adapter en conséquence.

Autres points notables : les deux tiers des salariés se disent réticents à venir sur site comme le demande leur employeur et affirment qu’ils reviendraient plus volontiers si le climat de travail était meilleur. Conscients de l’importance du retour au bureau, six managers sur dix ne savent pourtant pas comment donner du sens à ce retour.

Pour Empreinte Humaine, les impacts psychologiques de la crise sanitaire expliquent une bonne part des nouvelles priorités de vie et attentes des salariés à l’égard de leur entreprise. Depuis le début de la crise, près d’un salarié interrogé sur cinq déclare avoir déménagé – le taux grimpe à 35 % chez les télétravailleurs et à 69 % chez les salariés ayant été en arrêt maladie pour raisons psychologiques.

Enfin, 16 % annoncent avoir quitté leur entreprise par choix. 31 % souhaitent activement rechercher un autre emploi après la crise (parmi eux, 55 % se disent en détresse psychologique). Et 82 % (+12 points) attendent une évolution des politiques de QVT dans leur entreprise.

*Enquête réalisée en ligne du 28 septembre au 7 octobre 2021 auprès d’un panel représentatif de 2016 salariés.

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