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Les vignobles français en feu pour faire face au gel

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Publié le 08 avril 2021

ENVIRONNEMENT

C’est une catastrophe pour les vignerons français. Plusieurs régions ont été touchées par une vague de froid avec des températures atteignant -7°C certaines nuit. Pour faire face au gel, les vignerons ont utilisé une technique ancestrale qui consiste à faire brûler un feu, avec des bougies ou de la paille, pour faire remonter les températures. Une technique à laquelle ils vont devoir s’habituer. Avec le réchauffement climatique, ces phénomènes se multiplient. 

Ce sont des images d’une beauté exceptionnelle. Des hectares de vignes illuminées à la bougie ou de braseros. Et pourtant, elles reflètent une réalité bien cruelle. Après des mois de travail, les vignerons pourraient tout perdre en raison des températures très basses de ces dernières nuits. L’Aude, l’Hérault, le Lot-et-Garonne… plusieurs régions de France ont été frappées par une vague de froid avec des températures à -6°C voire -7°C. Or le gel a impacté de nombreuses vignes, notamment dans les appellations du Bordelais comme les Graves, l’Entre-deux-Mers, le Sauternais… 

“C’est un peu une catastrophe, il n’y a pas de zones épargnées”, dans notre appellation, a déclaré Mayeul L’Huillier, directeur du Syndicat des vins de Graves, même si nombre de viticulteurs devaient encore inspecter les parcelles. “Il faut voir comment la nature va réagir, voir aussi l’impact d’autres épisodes de gel” à venir, a-t-il ajouté.

Dans l’appellation Barsac (liquoreux), “entre 50 et 90% des propriétés ont sans doute été touchées”, a estimé Frédéric Nivelle, directeur technique de Château-Climens, premier grand cru classé où la station météo a enregistré -3,5 degrés en fin de nuit. Du côté de l’Aude, le président du syndicat des vignerons, Frédéric Rouanet évoque “100 %” de vignes impactées. “C’est un carnage !”, explique-t-il à France 3.

Pour limiter la casse les vignerons ont utilisé une technique ancestrale qui consiste à faire brûler un feu à proximité des vignes pour faire monter le thermomètre. Certains ont opté pour des braseros, d’autres pour des bougies. Mais la facture monte vite. Le moins coûteux est de faire brûler des feux de paille, mais la technique obtient moins de résultat. Dans tous les cas, “On peut gagner quelques dixièmes de degrés, mais quand cela atteint -5 -6, on ne peut pas grand-chose“, a concédé Mayeul L’Huillier.

Vague de chaud puis vague de froid

En 2017, les vignobles avaient déjà subi un grave épisode de gel. Et avec le réchauffement climatique, la situation ne devrait pas s’améliorer. Le spécialiste de l’agriculture, ITK, explique ainsi que la hausse des températures développe plus précocement les bourgeons et les exposent davantage aux gelées. “Concrètement, plus il fait chaud en peu de temps (jusqu’à une certaine mesure), plus la succession des stades phénologiques est rapide”, note-t-il. Or la France a été touchée par une vague de chaleur, fin mars, qui a fait exploser plusieurs records de températures.  

“Avec le réchauffement climatique, nos vignes, et notamment nos chardonnay, qui sont précoces, font leurs bourgeons bien plus tôt qu’avant. Un coup de gel par-dessus, et c’est toute la récolte qui peut être compromise, comme ça a été le cas en 2017”, résume dans La Montagne Benoit Montel qui exploite 10 hectares de vignes entre Riom et Clermont-Ferrand.

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

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