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L’inquiétante disparition des glaciers en une infographie

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Publié le 10 janvier 2023

ENVIRONNEMENT

Une nouvelle étude, publiée dans la revue Science, montre que les prévisions de fonte des glaciers sont pire que prévues. La moitié au moins des glaciers, dont tous les plus petits, sont condamnés à disparaître même si nous parvenons à maintenir le réchauffement global sous le seuil de 1,5°C. Les Alpes, le Caucase, les Andes ou l’ouest des États-Unis, perdront presque toute leur glace d’ici la fin du siècle, quel que soit le scénario d’émissions.

Les glaciers constituent l’un des écosystèmes les plus vulnérables face au changement climatique. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Science le 6 janvier dernier, révèle ainsi une perte de masse des glaciers plus forte encore que celles jusqu’alors prévues. Selon ces travaux, cette perte augmente de 14% à 23% par rapport aux précédentes projections, notamment celles ayant alimenté le dernier rapport du GIEC. Ainsi, la moitié des 215 000 glaciers de la planète, dont tous les petits, aura disparu d’ici 2100 même en limitant la hausse des températures à 1,5°C, seuil adopté dans l’Accord de Paris.

Dans un scénario extrême de hausse de la température de 4°C, petits et gros glaciers seraient touchés et 83% d’entre eux seraient alors amenés à disparaitre, provoquant une élévation du niveau des mers de 15,4 cm. Pour le moment, le monde se dirige vers un réchauffement de 2,7°C. “Les régions avec relativement peu de glace, comme les Alpes, le Caucase, les Andes ou l’ouest des États-Unis, perdront presque toute leur glace d’ici la fin du siècle, quel que soit le scénario d’émissions”, explique Regine Hock, professeure à l’université d’Oslo et co-auteure de l’étude. “Ces glaciers-là sont plus ou moins condamnés.” 

Infog glaciers def

Une lueur d’espoir 

Les glaciers étudiés ne représentent que “1% de toute la glace sur Terre“, mais ils sont “bien plus sensibles” que d’autres étendues de glace, car souvent situés dans des régions où les températures sont plus proches du point de fonte. Ils ont ainsi “contribué à la hausse du niveau de la mer quasiment autant que les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique prises ensemble ces trois dernières décennies“, souligne Regine Hock. 

La disparition de glaciers aura également des conséquences sur les ressources en eau. Ils représentent un réservoir important pour environ 2 milliards de personnes. “En été, dans beaucoup de régions, il fait chaud et sec, et les glaciers compensent cette perte d’eau”, explique la chercheuse. Et leur perte “ne va pas seulement changer la saisonnalité, (…) il y aura aussi moins d’eau au total.” La circulation des bateaux sur des rivières plus basses, ou encore le tourisme autour de ces petits glaciers qui sont justement les plus accessibles, seront également affectés.

Mais limiter la catastrophe est encore possible. Les pertes de masse des plus grands glaciers, comme ceux d’Alaska, de l’Arctique canadien ou autour de l’Antarctique, clefs pour la montée future du niveau des mers, pourraient être limitées avec la mise en place de mesures pour contenir l’augmentation des températures. “Je pense qu’il y a une petite lueur d’espoir et un message positif dans notre étude, car elle nous dit que nous pouvons faire la différence, que les actions comptent”, lance Regine Hock en direction des décideurs politiques.    

Concepcion Alvarez @conce1 avec AFP

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