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Logistique : difficile de recruter en 2022

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Si dans tous les secteurs d’activités, les entreprises peinent à recruter, les domaines de la logistique et des transports sont, eux particulièrement touchés.

Mauvaise image, horaires décalés, pénibilité… les facteurs de ce désamour sont nombreux et pourtant, entre les vagues de départs en retraite et des volumes d’activités en pleine croissance, l’équation semble insoluble

Sommaire de l’article:

Une pénurie de main d’œuvre inquiétante

Déjà en 2017, 33% des entreprises du secteur peinaient à recruter, ce chiffre grimpe aujourd’hui à près de 60%. Aujourd’hui 73% des employeurs voient cette pénurie de main d’œuvre comme une menace directe sur la survie même de leurs entreprises.

Bien qu’habitué à devoir faire face aux soubresauts conjoncturels et doué d’une agilité exceptionnelle, cette fois, il semblerait que l’équation entre le manque de bras et l’augmentation de l’activité ait raison de ce secteur d’activité.

En dépit de cette pénurie de main d’œuvre et des difficultés financières liées à la crise de la COVID en 2020 et 2021 et maintenant avec l’augmentation des prix des carburants, le secteur reste particulièrement dynamique.

Boostées par l’avènement du e-commerce, sur les dix dernières années, les créations d’entreprises dans la logistique et les transports n’ont cessé d’augmenter pour voir leur nombre doubler entre 2012 et 2022.

Une vague de départs en retraite

De plus en plus pressante, la demande de chauffeurs s’explique notamment par le vieillissement de ces professionnels de la route. Si l’âge moyen des chauffeurs est aujourd’hui de 44 ans et demi, ils sont 42% à avoir plus de cinquante ans.

Autonomes et le plus souvent passionnés par leur métier, les chauffeurs routiers ont été très nombreux à prendre le volant au cours des décennies précédentes. Aujourd’hui ces femmes et ces hommes aspirent à prendre une retraite méritée.

Leur remplacement et l’anticipation de ces départs en retraite posent de gros problèmes aux recruteurs.

Il en va de même dans les métiers de la logistique et du supply chain (gestion de l’ensemble de la chaîne logistique). Là, il s’agit de réceptionner, de stocker et de préparer les marchandises pour leur transport.

Si ces métiers de la logistique sont aussi divers que variés, là encore les départs en retraite sont nombreux. Ne nécessitant aucune formation particulière et en dépit des évolutions de carrière, les postulants ne se bousculent pas au portillon.

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Travaillant le plus souvent en horaires décalés, les techniciens supérieurs en méthode et exploitation logistique ont cependant bien moins de manutentions que par le passé.

Matériel adapté, conditions de travail et de salaires rendent ces métiers plus attractifs, mais même dans le cadre de reconversion professionnelle, la pénurie de candidats est un véritable handicap pour des entreprises qui ne parviennent plus à se développer.

Le manque de candidats

Le transport routier et les métiers de la logistique ne sont pas les seuls secteurs qui peinent à recruter. De la TPE à la PME en passant par les grands groupes, c’est tout un domaine d’activité qui est en péril par le peut d’intérêt porté par d’éventuels candidats à l’embauche.

De grosses structures comme la SNCF ou les Aéroports de Paris se lancent également dans des campagnes de séduction, sans succès. Les aspirants conducteurs ferroviaire sont de moins en moins nombreux, le secteur de la logistique chez ADP ne trouve pas de candidats à l’embauche et pourtant ces mastodontes jouissent d’une bonne réputation en matière de respect du droit et des conditions de travail, ce qui les incite à faire appel à un un cabinet de recrutement spécialisé dans la logistique.

Bien que dans leur globalité les métiers du transport et de la logistique ne requièrent que peu de diplômes, ils ne font plus recette. Si au sortir des lycées ces filières ne présentent que peu d’attractivité au niveau des jeunes, fort est de constater que dans le cadre des reconversions professionnelles, l’attractivité ne soit pas non plus de mise.

En formation théorique pure ou bien en contrats en alternance, les structures spécialisées peinent à remplir leurs sessions.

Comment recruter dans les transports et dans la logistique?

La pénurie de main d’œuvre, qualifiée ou non, dans le secteur des transports et de la logistique, est loin d’être une spécificité franco française. Ces métiers traversent une crise sans précédent dans l’ensemble de l’Europe.

Toutes générations confondues, les candidats à l’embauche aspirent aujourd’hui à trouver des emplois différents qui ne viennent pas impacter leur vie privée. Le travail de nuit, les absences prolongées ne font plus recette.

Si certaines structures n’hésitent pas à proposer des salaires attractifs et de meilleures conditions de travail avec des véhicules toujours plus autonomes, des aides à la manutention dans les entrepôts … rien ne semble séduire des candidats à l’embauche toujours plus convoités.

Afin de pouvoir continuer à assurer leurs missions et leur développement, ces filières doivent se réinventer pour générer une nouvelle attractivité.

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