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Loi anti-gaspillage : La France vise une réduction de 20 % des emballages plastiques à usage unique d’ici 2025

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Publié le 06 mai 2021

ENVIRONNEMENT

La France, qui revendique être le premier pays à s’engager à sortir du plastique à usage unique, a fixé la date butoir de 2040 pour dire au revoir aux tubes de dentifrices, bidons de lessive, paquets de biscuits… Pour y parvenir, le gouvernement pose des jalons avec un objectif de réduction de 20 % des emballages plastique à usage unique et 100 % de recyclage d’ici 2025.

C’était en décembre 2019. L’Assemblée nationale votait la fin du plastique à usage unique pour 2040. Une date jugeait bien trop lointaine par les écologistes et beaucoup de citoyens. La ministre de l’Écologie, à l’époque Brune Poirson, défendait alors une transition “radicale mais pas brutale“. Près de deux ans plus tard, le gouvernement a étoffé sa loi anti-gaspillage et a publié, le 30 avril, le premier décret 3R – pour Réduire, Réutiliser, Recycler- posant les jalons qui conduiront à 2040.

Le décret fixe un objectif de réduction de 20 % des emballages plastique à usage unique d’ici 2025, dont au minimum la moitié obtenue par recours au réemploi et à la réutilisation. Il concerne tous les produits et tous les types d’emballages en plastique, qu’ils soient ménagers, industriels ou commerciaux, y compris ceux qualifiés de biodégradables ou biosourcés. “L’idée est de changer de logiciel, de sortir d’une société du tout jetable”, défend le ministère de l’Écologie.

Deuxième objectif affiché : se diriger vers une réduction de 100 % des emballages en plastique à usage unique jugés “inutiles” comme les blisters plastiques autour des piles ou des ampoules, d’ici 2025. Le troisième veut “tendre vers 100 % de recyclage des emballages en plastique à usage unique d’ici le 1er janvier 2025”, ce qui passe par l’obligation de mettre sur le marché des matériaux recyclables.

Absence de sanctions 

Les emballages plastiques représentent en France quelque 2,2 millions de tonnes mises sur le marché chaque année, selon le ministère. Leur réemploi est peu développé et leur taux de recyclage, de 27 %, est “faible”, admet le ministère. Pour comptabiliser les progrès accomplis, vérifier les avancées, le ministère prévoit la création d’un observatoire du réemploi que va mettre en place l’Agence de la transition écologique (Ademe) afin de remédier au manque de données précises sur les volumes de plastique.

Si le ministre de l’Écologie s’enorgueillit d’une loi “structurante” et positionne la France comme pionnière, l’absence de sanctions prévues en cas de manquements aux objectifs fait l’objet de critiques. Ce décret “s’inscrit dans les limites de la loi et du droit européen“, explique-t-on au ministère. “Pour être en conformité avec la libre circulation des marchandises, il n’y a ni interdiction ni sanction et ce sont des objectifs collectifs”. “Mais des incitations financières” pourront intervenir, précise le cabinet de l’actuelle ministre Barbara Pompili. 

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

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