La COBEL Academy propose des Webinaires & Master Class

L’UFC-Que Choisir attaque 12 banques pour non-remboursement de victimes de fraudes


Creative Commons - Pixabay

Creative Commons – Pixabay

Une fraude bancaire, on la signale et on est remboursés. Enfin en théorie. Car l’UFC Que Choisir vient d’annoncer avoir déposé une plainte après avoir découvert que des banques ne jouaient pas le jeu. Douze banques sont visées par la plainte tandis que l’association affirme qu’elles ont refusé de façon « systématique » de rembourser les clients floués. « Il s’agit de personnes qui affirment que des achats à distance ont été effectués avec les coordonnées de leur carte bancaire ou par virement, depuis leur compte en ligne, sans qu’ils en soient les auteurs. La panoplie des arnaques ne cessant de s’étendre, certains clients ont même vu le contenu de leur compte siphonné par des escrocs ayant piraté la puce de leur téléphone ou s’étant fait passer pour des conseillers bancaires, et s’étant ajoutés à la liste des bénéficiaires de virements » relève Le Monde.

La Banque postale, Crédit agricole, Banque populaire, BNP Paribas, Société générale, CIC, LCL, Boursorama, ING, Nickel, Cetelem et Flo Bank sont dans le viseur de la plainte. « Bien que les caisses Nord et Est du Crédit mutuel soient régulièrement pointées par leurs clients, elles ne sont pas traduites en justice, l’UFC ne poursuivant que les sièges nationaux. L’association de consommateurs a saisi les juridictions pénales des villes où ils se trouvent (Paris, Bordeaux, Lyon…), en invoquant des « pratiques commerciales trompeuses ». L’UFC estime que ces banques se rendent coupables de pratiques trompeuses parce qu’elles « dupent » leurs clients sur « l’étendue de leurs droits » : elles leur « font croire » qu’ils ne peuvent prétendre au remboursement des sommes prélevées sans leur consentement sur leur compte bancaire, alors que celui-ci est prévu par la loi » poursuit le quotidien. 

Avant de déposer plainte, l’UFC Que Choisir a pris soin de documenter ses accusations. Avec notamment des messages des banques à leurs clients qui ont refusé de rembourser, estimant, par exemple pour Nickel, « il ne s’agit pas d’une fraude, mais bien d’une arnaque sur internet ». « L’UFC-Que choisir, qui a analysé quelque 4 300 refus opposés à des clients entre mars 2019 et mai 2022, constate que « la méthode la plus répandue » pour dénier au client son droit au remboursement consiste à l’accuser de « négligence ». La banque lui reproche d’avoir répondu à un courriel de « phishing » (ou « hameçonnage ») l’ayant conduit à divulguer ses données confidentielles sur un site imitant le sien » précise Le Monde.

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article