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Lutter contre la torture n’est pas désuet


Creative Commons - Pixabay

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Mexique, Niger, Kazakhstan, Inde : la liste non exhaustive des pays où des cas de tortures ou de sévices sur des opposants ou des critiques de l’Organisation mondiale contre la torture. « La torture est de retour. Certes, elle n’avait jamais disparu, mais la crise mondiale sans précédent qui a marqué l’année 2020 l’a révélée au grand jour. Certains États, du Mexique au Niger, en passant par le Kazakhstan et l’Inde, ont utilisé la pandémie comme excuse pour réprimer les avis dissidents, museler les critiques, cibler les groupes marginalisés, ou encore asseoir leur pouvoir en reportant des élections. Sous prétexte d’appliquer les règles sanitaires, la brutalité des comportements de la police et des forces militaires a atteint un niveau sans précédent. Des hommes, des femmes et des enfants ont été battus, voire tués, pour la simple raison qu’ils étaient sortis de chez eux pendant le couvre-feu. Les prisons sont devenues de parfaits incubateurs du Covid-19, mettant soudainement en lumière la crise internationale de la détention et de ses compagnons réguliers : la torture et les autres mauvais traitements » estime l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT). 

 

Si la torture est unanimement reconnue comme une déviance inacceptable, l’organisation estime qu’il faut rester vigilant tant qu’il existe des endroits où elle est massivement pratiquée. Tout en soulignant d’autres sévices – comme les violences policières – qui doivent aussi être dénoncés.

 

« Alors que les violations de droits humains se multipliaient, ceux dont la tâche était de les superviser et de les signaler ont été bloqués par la mise à l’arrêt des voyages internationaux, les confinements nationaux et autres mesures sanitaires, qu’elles soient légitimes ou opportunistes. Et pourtant, je suis émerveillée de voir tout ce que nous avons réussi à faire l’année dernière. Par « nous », j’entends l’OMCT et les membres (plus de 200) de notre réseau SOS-Torture. Ensemble, nous avons plaidé auprès des autorités pénitentiaires et des décideur·se·s politiques pour lutter contre le dangereux problème de surpopulation dans les prisons et réussi à faire libérer des enfants détenus au Togo et aux Philippines. En Inde et au Pérou, des défenseur·e·s de droits humains détenu·e·s de façon arbitraire ont recouvré la liberté grâce à des campagnes conjointes organisées au niveau international. En Tunisie et ailleurs, notre équipe a trouvé des solutions pour pouvoir continuer à aider les victimes de torture au quotidien, malgré l’absence de contact physique » a commenté le rapporteur spécial de l’ONU sur le sujet, Nils Melzer.

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