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Marché du travail : Quelles sont les attentes de la génération Z ?

Sans surprise, Danone, L’Oréal et Google figurent dans le « top trois » des entreprises préférées des jeunes, toutes filières confondues (écoles d’ingénieurs, écoles de commerce et de management, universités). Au-delà ce palmarès, la 9e édition de l’étude « Attentes et entreprises préférées des 18-30 ans »*, réalisée par l’agence de conseil en communication Epoka et Harris Interactive, peut intéresser toutes les entreprises ayant besoin de recruter.

La première préoccupation des jeunes sondés est, bien sûr, de trouver un stage, une alternance ou un emploi stable. L’étude pointe cependant un décalage entre leur perception plutôt négative de l’activité économique, du marché de l’emploi et de la réalité actuelle. Ce qui n’est guère étonnant.

Pour les deux tiers des étudiants et jeunes actifs, en effet, les prises de parole et les actions des entreprises à leur égard depuis le début de la crise sanitaire s’avèrent décevantes. 64 % estiment qu’elles n’ont pas fait grand-chose ou beaucoup moins qu’avant ; 63 %, qu’elles ont été moins présentes.

Autre point clé de cette étude : 42 % des jeunes de la filière ingénieurs, 49 % de ceux des filières universitaires et 52 % des jeunes issus d’écoles de commerce ou de management déclarent que la crise sanitaire a modifié leurs critères de choix d’un employeur. Ce qui, pour Epoka, signifie qu’ils sont prêts à élargir leur horizon.

Qualité de vie au travail et salaire.

Aller voir ailleurs, oui. À la condition de pouvoir travailler sur des sujets à gros enjeux pour aujourd’hui et demain (critère prioritaire pour 41 % de répondants), d’avoir des missions et des projets variés (37 %) et d’exercer un métier qui a du sens pour eux-mêmes et la société (37 %).

Mais l’attractivité se joue aussi, désormais, sur la flexibilité des horaires (64 %) et les conditions de travail (63 %), loin devant la sécurité de l’emploi et la solidité financière de l’entreprise (53 %).

La majorité des répondants ne veulent pas trancher entre qualité de vie au travail et salaire, ces deux dimensions étant aussi importantes l’une que l’autre. Mais lorsqu’ils font un choix, la qualité de vie prend nettement le pas sur la rémunération. Et la quasi-totalité des jeunes sondés (97 %) pense que les entreprises devraient communiquer sur leur politique et organisation en matière de télétravail pour renforcer leur attractivité.

La rétention des talents risque en tout cas de devenir un exercice très compliqué pour les ressources humaines. Dans le contexte post-Covid, entre 61 % et 63 % des répondants (selon les filières) ne pensent pas rester plus de trois ans dans leur entreprise actuelle ou à venir. Juste le temps de passer la crise et de trouver mieux ou bien de se forger une expérience et des compétences pour la suite.

*Étude réalisée auprès de 5 500 étudiants et anciens élèves, en partenariat avec l’Étudiant.

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